CHAPITRE 1 : AMOUREUX DÈS L'ENFANCE

1042 Words
Damien est né en 1995, à Yaoundé, la capitale d’un pays d’Afrique, le Cameroun. Il est né d’un père banquier Monsieur FOKAM, et d’une mère enseignante, dont le prénom était CHRISTINE, il était le premier enfant, et plus tard quand il eut 08 ans, il eut un petit frère, Jordan. Du temps où il était l’enfant unique, quand il avait 01 an, Damien était choyé et avait toute l’attention et tout l’amour de ses parents, juste pour lui. Ses parents n’étaient peut-être pas classés dans la catégorie « riche », mais ils se donnaient à fond pour que leur enfant ait une enfance joyeuse. Ainsi Damien avait des jouets des cadeaux, beaucoup, mais de tous, il n’y avait qu’un seul qui l’intéressait ; c’était un piano. Il adorait taper sur les touches tout en marmonnant quelques sons, même si sans sens pour nous les adultes. Pour le séparer de ce jouet afin qu’il aille dormir, parfois c’était toute une négociation qu’il fallait alors engager, et de même pour le rendre obéissant souvent, il suffisait de le menacer de lui retirer son piano. Il semblait bien à l’évidence que Damien était tombé amoureux de cet instrument. Plus tard, un jour quand il avait 04 ans, Damien vint parler avec sa mère : -Damien : Maman, je veux chanter pour toi -CHRISTINE : Ohlala, mon bébé, oui vas y chante pour maman -Damien (tout joyeux en tapant sur son piano) : maman, je t’aime beaucoup, maman, je t’aime beaucoup… -CHRISTINE : Bravo mon bébé, c’est super, tu chantes très bien, c’est qui le chanteur préféré de maman ? -Damien : C’est moi -CHRISTINE : Génial ! Alors viens me faire un gros câlin mon bébé Et il courut dans ses bras pour lui faire un gros câlin. Elles ont cet art-là, les mères, de savoir encourager leurs petits même si ils ont l’air de faire du n’importe quoi, de tâtonner dans ce qu’ils font. Il faut bien reconnaitre que l’amour d’une mère pour son enfant peut briser n’importe quel mur Un autre jour encore pendant qu’il jouait son piano et que sa mère l’encourageait, Damien dit à sa mère : -Damien : Maman -CHRISTINE : Oui mon chéri -Damien : Un jour je vais faire un grand concert juste pour toi Maman -CHRISTINE : C’est bien mon bébé, et moi je vais énormément t’applaudir; allez continues de jouer… Il ne faut pas se mentir, à cet âge-là avec son piano, Damien faisait plus du bruit inutile et du tapage qu’autre chose, il ne jouait rien de bien intéressant. Mais ce qui enthousiasmait en fait, c’était de voir déjà le si grand amour qu’il éprouvait pour cet instrument et pour le chant, c’est cela en fait qui éblouissait. Mais vous savez, parfois il n’y a que des femmes pour avoir des perceptions aussi subjectives et émotives des choses, ainsi le père de Damien lui il n’avait que faire de toutes ces histoires. En effet vous avez pu remarquer que le petit Damien passait plus de moments avec sa mère. Son père en effet, était un de ces travailleurs du domaine privé, très surchargé. Et comme la majorité des pères Africains pendant longtemps, la mentalité était juste de se battre pour ramener de quoi manger à la maison, payer l’école et les factures, et c’était tout. Concernant donc le père de Damien, à chaque fois qu’il était là et que le petit Damien commençait avec son vacarme, il le stoppait net, parce que le bruit l’agaçait. De temps à autre les parents de Damien se disputaient même à propos de la passion du petit Damien : -M. FOKAM : Tu devrais arrêter de l’encourager dans ces histoires là, après il va dire qu’il veut devenir musicien ; dans quel pays ? Nous sommes au Cameroun hein je te rappelle ! -CHRISTINE : Et alors ? C’est parce que nous sommes au Cameroun que mon enfant ne peut plus faire quelque chose qui lui fait plaisir ? -M. FOKAM : Non mais est-ce que tu t’entends parler ? -CHRISTINE : Oui je m’entends très bien, et ce que je dis c’est que peu importe où on est, même si ce ne sera pas cela sa future profession, si mon fils aime chanter, pourquoi l’en empêcher ? C’est parce que tu ne vois pas, ou bien que tu ne veux même pas souvent voir à quel point il est triste et frustré à chaque fois que tu le grondes pour lui demander d’arrêter de chanter. Peut-être tu penserais différemment. -M. FOKAM : Ah je t’en prie, vous les femmes toujours avec ces choses que vous voyez dans les séries télé. Ok, fais comme tu veux avec ton fils. Mais je te préviens je ne veux pas entendre un jour une histoire comme quoi il voudrait devenir musicien, pas dans cette maison et pas tant que je suis son père, tu as compris ? Un bon entendeur… Il ne faut pas en vouloir au père de Damien, en réalité M. FOKAM aimait beaucoup son enfant et était de ce fait très soucieux de son avenir. A l’époque où Damien était petit, on voyait bien que les musiciens étaient des miséreux. De plus, M. FOKAM était un homme qui avait une vision globale et carrée en même temps des choses. Le développement du pays lui tenait à cœur, et il estimait qu’être musicien ne participait en rien pour le développement d’une nation. Selon lui le pays avait besoins d’ingénieurs, d’instituteurs performants, de médecins, d’hommes de finances, d’informaticiens, etc, pour son développement. Souhaitant aussi que ses enfants, étant l’avenir de la nation comme tout enfant, participent au développement, pour lui il fallait donc qu’ils suivent ces voies-là, et pas des histoires comme la musique. Sa crainte était donc que Damien s’attache trop à la musique au point de vouloir faire carrière dans cela, délaissant ainsi les secteurs importants pour le développement du pays. Le petit Damien lui aussi de son côté, pour dire vrai aimait énormément son père, et recherchait constamment son approbation. C’est pour cela qu’il était triste et qu’il avait mal à chaque fois que son père le dissuadait de chanter, car retenez-le il n’y a que les gens que vous aimez le plus qui peuvent vous faire souffrir...
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