VILe commandant fit des démarches afin d’avoir l’autorisation officielle pour le mariage. Venu d’Orenbourg, un prêtre catholique maria les Migourski. La femme de son protecteur, ainsi que Bjozowski, un Polonais exilé, furent témoins. Albine, aussi étrange que cela puisse paraître, aimait passionnément son mari dont elle faisait pourtant seulement connaissance. Il était naturel qu’elle trouvât dans la réalité du mariage bien des choses moins poétiques qu’elle n’avait supposé. Mais en revanche, parce que c’était un homme bien réel et bien vivant, elle trouva en lui bien des choses simples et bonnes qu’elle n’aurait pas imaginées. Les amis d’Albine lui avaient bien parlé de sa bravoure pendant la guerre et de sa vaillance lorsqu’il eut perdu la liberté et la fortune. Elle se l’était toujours

