IIÀ la fin de l’été, les journaux firent connaître la révolution de Paris. Peu après vinrent des nouvelles sur les désordres qui se préparaient à Varsovie. À chaque courrier, Iatcheski attendait avec espoir et anxiété la nouvelle de l’assassinat du grand-duc Constantin et le commencement de la révolution. Enfin en novembre, on apprit à Rojanka l’assaut du Belvédère et la fuite de Constantin Pavlovitch. Puis on apprit que le parlement avait décrété la déchéance des droits des Romanoff à la couronne de Pologne, la dictature de Chlopiski et la libération du peuple polonais. La guerre n’avait pas encore atteint Rojanka, mais ses habitants suivaient son développement et se préparaient à se joindre au mouvement. Le vieux Iatcheski entretenait une grande correspondance avec un de ses vieux amis,

