Chapitre1.4

1732 Words
Je comptai jusqu'à trois avant de répondre à l’appel - Bonjour papa - Donc comme ça tu sais encore que tu as un père Rhéa. Je fermai les yeux fort à l’entente de sa voix, c’était une vraie torture d’entendre sa voix, car à chaque fois que je l’entendais, j'avais des flashbacks de tout ce que je voulais oublier, ces mauvais souvenirs qui autrefois faisaient tellement partie de moi qu’ils me collaient à la peau. « Ton existence tout entière n’est qu’un gaspillage d’espace » « tu ne sais que faire ça, pleurnicher comme une sale gamine, quand vas-tu grandir ? les gamines de ton âge ramène de l’argent à la maison toi, tu es là, tu ne sais qu’être un poids » j’avais neuf ans, « tu es la pire chose qui ne me soit jamais arrivé dans la vie, tu portes malheurs » et si ça ne se limitait qu’à ça les coups qui pleuvaient à tort et à travers. Et maintenant je te parle tu ne me réponds pas, je n’ai pas été assez dure avec toi, - Désolé papa, je n’ai pas entendu qu’est-ce que tu disais ? - En plus d’être bête, maintenant, tu es sourde d’oreille. Quelle plaie ! Marmonna-t-il la voix pâteuse, il devait sans doute se réveiller d’une longue nuit ou il venait juste de décuver. Tu n’es qu’une petite ingrate Rhéa, après tout ce que j’ai fait pour toi, de toute façon, tu vas me le rendre jusqu’au dernier centime. J’ai besoin d’argent. - D’argent ? - Quoi ? je parle avec l’eau à la bouche ? - Mais papa, il y a de cela une semaine, je t’ai donné cinq mil dollars, comment as-tu fait pour finir une telle somme d’argent en sept p****n de jours - Tu oses jurer quand tu me parles Rhéa ? as-tu oublié que je suis ton père ? quel enfant mal éduqué. Aujourd’hui, je dois te rendre des comptes sur comment je dépense de l’argent ? parce que tu me donnes des miettes, tu penses que tu peux me parler n’importes comment ? - Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire papa, juste que l’argent ne pousse pas sur les arbres, - Tu vends ton p****n de corps dégoutant à tous ces mecs pété de tunes là-bas dans les quartiers des riches alors ne fait pas ta radine, j’ai besoin d’argent avant ce soir et je ne veux pas savoir si tu dois aller jouer ta p**e pour l’avoir ou vendre un rein, mais j’attends cet argent. - D’accords papa, je… je souffla un bon coup. Vais envoyer l’argent avant la fin de la journée - Qui a parlé d’envoyer ? je te veux ici chez moi avant la tombée de la nuit madame, Stan a hâte de te voir, et crois-moi que tu ferais mieux de ramener ton cul. Ce n’est pas possible, je ne veux pas voir Stan, je ne peux pas voir Stan, ce n’est pas possible, je refuse. Stan était le dealeur de mon père et mon plus grand bourreau, oui, j'avais peur de mon père, mais Stan était ma pire terreur, son simple nom me terrifiait, j’ai subi beaucoup de choses dans ma vie et je m’y suis fait, mais tout ce que Stan m’a volé, jamais au grand jamais, je ne pourrais les récupérer - Je… je ne suis pas au pays, je… j’ai voyagé avec un client - Hm. Ma propre fille, que j’ai élevé seul, à la sueur de mon front, je ne connais pas ou elle vit, je ne connais pas ses programmes, elle quitte le pays sans me dire. C’était quand la dernière fois que je t’ai vue Rhéa ? il faut que je refasse une overdose pour que tu veuilles bien venir voir ton vieux père ? demanda-t-il avec sa voix manipulatrice. Je me souviens de cette période il y a deux ans, j’ai dû retourner dans l’enfer de mon passé pendant deux semaines, aujourd’hui c’est mon jour de repos, je refuse de me gâcher la journée avec les mauvais souvenirs. - Je vais passer te voir à mon retour papa. - Tu as intérêt. Je suis fatigué que Stan me casse les oreilles avec tes bêtises. Et comme tu es avec le client, envoie le double cette fois-ci, j’ai besoin de ma came. - Oui papa, je… je dois te laisser. - N’oublie pas mon argent. Et il mit fin à l’appel, à aucun moment, il n’avait demandé comment j’allais où demander si tout allait bien, car il s’en foutait, de toute façon c’est mon quotidien, j’étais déjà habitué à ça. Vous voyez quand on dit souvent que la vermine est difficile à éliminer, he bien mon père était pire que la vermine, je ne compte pas le nombre d’overdoses qu’il a eues et à chaque fois, je prie que ça l’emporte, mais il s’en sort toujours plus fort que jamais et prêt à vider mes poches. Ça parait sans cœur ce que je dis, mais vous ne pouvez pas comprendre tout ce que j’ai subi, et même si je vous l’explique et que vous compatissez vous ne pourrez pas ressentir le millième de tout ce que j’ai ressenti. J’ai tant de fois supplier la mort de me prendre, mais les chiens ne font pas les chats, je suis comme mon père, la vermine difficile à éliminer. Je m’assure qu’il a toujours sa came pour ne pas me pourrir la vie et au fond, j'espère qu’il succombe un jour à une de ses overdoses, je n’aurais pas commis un parricide et je ne serais pas l’enfant ingrat qui a eu de l’argent et à abandonner son père dans les sous quartier. Malgré tout ce qu’il m’a fait subir c’est mon père, au moins il ne m’a pas jeté à la rue, car il aurait pu, alors je me dis que peut-être, il m’aime de sa façon à lui. De toute façon, il n’a pas tout à fait tort, j’étais un porte-malheur, je suis arrivé dans sa vie et j’ai tout foutu en l’air, il gagnait plutôt bien sa vie et était heureux avec ma mère jusqu'à ce que je décide d’entrer dans le tableau, ma mère avait eu une grossesse compliquée et à risque, elle avait refusé de m’avorter, au fond, elle aurait dû, peut-être, elle serait toujours en vie. Sa grossesse demandait un grand suivi au-dessus de leurs moyens et mon père s'est endetté pour son bonheur, car il l’aimait, malheureusement, elle n’a pas survécu, elle est morte sur la table d’accouchement et on a dû ouvrir son ventre pour me faire sortir sinon je serais aussi resté comme j’aurais dû. Après la mort de sa bienaimée, il est entré en dépression et s’est jeté dans l’alcool et les drogues tout ce qui pouvait l’aider à fuir sa réalité pour avoir moins mal, par la suite, il a perdu son travail et n’a pas réussi à en trouver un autre, personne ne voulait employer un drogué et un alcoolique. Alors oui mon arrivée dans sa vie avait été le début de ses malheurs et tout le reste de sa vie, je devrais payer pour ça. Voilà pourquoi mes amies vivaient à Lombard street et pouvaient se payer des vacances dans des destinations exotiques dans des hôtels de luxes, conduisaient des voitures de collection et moi pas. J’avais une sangsue qui me collait à la peau et qui me drainait tout mon argent et mon énergie. Et cette sangsue était mon père. Je me mis à trainer dans l’appartement comme un esprit perdu faisant le rangement, je n’arrivais pas à écouter la musique, car je n’avais pas le cœur joyeux, je me bâtais pour ne penser à rien, parce que je ne voulais pas me retrouver dans mes souvenirs, c’était comme un gouffre sans fin et en sortir n’était pas facile. J’aurais pu prendre l’alcool pour oublier, mais je me suis promis de ne pas être comme mon père, si je commence à boire pour oublier, je ne serais jamais sobre. Après le ménage, je me suis mis devant la télé avec un gros seau de crème glacé pour regarder les dessins animés pour me détendre, je n’avais pas touché le téléphone de la journée. J’avais opté pour toute une série de Bop l’éponge, ce dessin animé était quelque chose d’autre, c'était super drôle, mon personnage préféré, c'était Carlos, il soufrait trop, le fait d’avoir Bop pour voisin et pour collègue était infernal. Son éternel bonne humeur pouvait rendre quelqu’un fou. Au bout du vingt-deuxième épisodes, je me décidai à aller récupérer mon téléphone pour vérifier mes messages. Santa et Blue ne m’ont pas contacté, elles connaissent que mon jour de repos est sacré pou moi, je ne quitte ma maison le jeudi qu’en cas de vie ou de mort. Quand j’ouvris mon i********:, je vis que j’avais reçu des messages. Je commençai à les vérifier pour organiser ma journée de demain, car quelquefois, je trouvais aussi des clients via IG des hommes me contactaient en voyant mes publications et je ne retenais que ceux qui payaient bien. Il y en avait aussi d’autres qui vivaient loin et qui avaient besoin de sexe virtuel, tant qu’ils payaient bien, moi ça m’allait parfaitement. En parcourant mes messages, j'en vis un de Lydérik, « coucou Rhéa, j’espère que tu vas bien, il y a une grande soirée qu’on va organiser ici à LA dans deux semaines. Tu peux venir avec tes copines, je vous loge dans un hôtel, c’est tout un weekend ou en fera la fête pendant 72 heures pour célébrer la fin des championnats, C’est dans deux semaines, j’espère que tu pourras te joindre à nous, tu me laisseras savoir si c’est possible, comme ça tu m’enverras vos références pour que je vous réserve le billet d’avions » OMG !!! je n’arrivais pas à croire, ça, c'est un passe direct pour les cours des grands en première classe. Je n’arrive pas à le croire, ce genre de soirée donne un argent de malade, les célébrités ont tellement d’argent et si je marque le coup, ils pourront m’inviter à nouveau, encore et encore, p****n, p****n ça va le faire bien sûr que je suis dans la place et connaissant les filles personnes ne voudra louper ça. Il faut être folle pour louper une occasion pareille, même si c’est avec un pied cassé, nous irons.
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