« Alfred Valadier ne connut jamais la fin de l’année 69, un sanglier le transperça à hauteur des yeux, ses défenses pénétrèrent les orbites dans un long cri d’agonie qui figea la forêt. Cela pourrait paraître typique de l’accident. Et pourtant, c’était un coup monté, je dirais même prémédité ! Je les ai repérés trois jours avant. Ils se rassemblaient par hardes. Avec ma lunette, du haut du gros fayard rond, j’ai cru me tromper. Je vous jure qu’ils étaient en ordre de bataille. Je suis resté là sans bouger. La première b***e a barré le retour vers le village. Valadier a ajusté son fusil. Mais il a dû sentir un autre danger. Il s’est retourné et, derrière lui, il y avait un second groupe qui grattait le sol. Il a compris que la situation n’était pas favorable, il lui restait à tenter la desc

