Lena Moreau faisait face à un nouveau combat, deux semaines après son réveil du coma. L’accident, où sa mère, Claudia, l’avait percutée avec sa voiture dans un accès de rage près du Panthéon, avait laissé des marques profondes : fractures au bassin et aux jambes, un traumatisme crânien sévère, et une faiblesse générale qui transformait chaque geste en épreuve. Transférée de l’unité de soins intensifs vers un service de réadaptation, Lena, encore fragile, entamait un parcours de rééducation physique et cognitive, un chemin semé d’espoir et de frustration. La salle, spacieuse mais fonctionnelle, sentait l’antiseptique et résonnait du bourdonnement des appareils de kinésithérapie. Lena, assise dans un fauteuil roulant, ses jambes plâtrées et son bras gauche soutenu par une attelle, fixait un

