DécisionAberdeen, fin janvier – Heure du thé En cette fin de journée un peu morne, cinq personnes s’étaient installées dans le salon au décor fleuri et légèrement suranné du couple Davis. Sur la gauche, le révérend Simon Davis, au physique impressionnant d’ancien rugbyman, ainsi que sa femme Patricia, qui suivait la conversation derrière son éternel sourire chevalin, occupaient deux fauteuils en cuir ; au centre, présidant le dispositif, tante Midge, dans sa robe noire du dimanche, s’était appropriée une chaise en tissu, sur le bord de laquelle elle demeurait le dos droit et les bras serrés, afin de maintenir tasse et soucoupe dans un parfait équilibre ; enfin, face aux Davis, on avait abandonné le canapé en buffle à un couple de tourtereaux, objet de toutes les attentions du jour : l’ins

