C’était une chose fort embarrassante, et je ne savais quel parti prendre : je dis à ma gouvernante l’histoire du bosseman, et elle me poussa fort ardemment à traiter avec lui, mais je n’en avais point d’envie, jusqu’à ce que j’eusse appris si mon mari, ou mon camarade de prison, comme elle l’appelait, aurait la liberté de partir avec moi, ou non. Enfin je fus forcée de lui livrer le secret de toute l’affaire, excepté toutefois de lui dire que c’était mon mari, je lui dis que j’avais convenu fermement avec lui de partir, s’il pouvait avoir la liberté de partir dans le même vaisseau, et que je savais qu’il avait de l’argent. Puis je lui dis ce que je me proposais de faire quand nous arriverions là-bas, comment nous pourrions planter, nous établir, devenir riches, en somme, sans plus d’avent

