— C’est sûr. Il faut quand même être gravement dérangé pour faire des choses pareilles. Nous avons affaire à un fêlé, à un fou… — Pas nécessairement. En présence d’une affaire pareille, on pense tout de suite au profil d’un psychopathe, un fou, comme nous le disons couramment, pour simplifier et par manque de repères et d’un vocabulaire plus précis. Ce n’est pas mon avis ni celui des profileurs professionnels qui sont là pour nous éclairer. Généralement, pour eux, ce type d’agression préméditée et ritualisée n’est pas le comportement d’un fou. Les fous ne calculent pas. Pas comme ça. Ils ne préméditent pas leurs actes. Ils sont pure pulsion, un mouvement spontané et instinctif. Ils ne réfléchissent pas ou ils réfléchissent après. Trop tard. Le mal est fait. Ils se dégonflent alors, revien

