XIILes vacances arrivèrent bientôt, et avec elles le moment de mon départ pour Ker-Euvez, où Mme de Ploëllec m’attendait avec impatience, ainsi qu’elle me le disait dans un petit billet charmant. Il ne pouvait plus, en effet, être question pour moi d’aller passer quelque temps à ma toujours chère Mailleraye ; mais je me réjouissais de tout mon cœur de revoir ma vieille amie, et ce Ker-Euvez que j’étais fort loin d’avoir oublié. Gildas, lui, pérégrinait en Norvège. Laure, mariée à la fin de juillet, faisait son voyage de noces. Je partis avec Mme Lesson Guernez qui se rendait à Dinard et devait me laisser au passage à Ker-Euvez. Elle resta trois jours dans la vieille maison, et s’en alla bien vite vers des lieux plus animés. Comme l’année précédente, je me trouvai seule avec Mme de Ploëlle

