XII— C’est toi, Marina ? Rosie venait de s’approcher de la porte d’entrée sans vraiment se presser. Elle venait juste de poser son fer sur le socle de sa centrale vapeur. Si Marina ne pouvait entrer c’était que sa sœur avait machinalement donné un tour de clé en rentrant tout à l’heure. Avec ses jumeaux turbulents, il valait mieux anticiper. Certains jours, ils étaient extrêmement turbulents et, dans ces séquences de folie, tout pouvait arriver. Quand ils se couraient après dans le couloir des chambres et dévalaient l’escalier, il n’aurait pas fallu grand-chose pour qu’ils continuent à se poursuivre à l’extérieur. Une fois, ils s’étaient retrouvés au milieu de la chaussée sans se soucier des voitures. Côté rue, une haie broussailleuse composait un rideau infranchissable et renvoyait donc

