XIXRoger revint à Paris enchanté : enchanté de l’empereur, plus enchanté encore du ministre. Le duc n’eût pas fait davantage pour le fils de son meilleur ami, lui donnant la promesse de l’attacher à son cabinet, et, du même coup, l’invitant aux jeudis de la duchesse d’Arvernes. Sans cette invitation Roger se fût assurément demandé ce qui lui méritait une pareille faveur, si prompte et si extraordinaire ; mais les jeudis de la duchesse lui parurent l’expliquer suffisamment. En effet, il n’était personne du monde parisien qui ne sût que le duc d’Arvernes, fils d’un petit notaire du Dauphiné, nommé tout simplement Janelle et devenu duc par la grâce de Napoléon III, payant les services rendus au prince Louis, proscrit ou prisonnier aussi bien qu’à l’empereur, vivait dans l’admiration et l’ad

