Point de vue d'Emily Je me suis réveillée le lendemain matin avec l'odeur de la nourriture - un ragoût, en fait : inutile de dire que j'avais une faim de loup-garou, et j'aurais quitté mon lit pour me précipiter dans la salle à manger s'il n'y avait pas un seul muscle qui ne me faisait pas désirer la mort. Le rituel de séparation avait été l'expérience la plus douloureuse de ma vie. J'avais littéralement ressenti le lien se battre bec et ongles pour ne pas être détruit, me torturant pour avoir osé faire ça : c'était comme si j'avais été immergée dans les feux de l'enfer pendant que des milliers de crocs acérés déchiraient mon corps de l'intérieur. J'ai frissonné. Henri avait défini le lien comme une chose vivante, et je ne l'avais pas pleinement compris jusqu'à ce que je ressente sa mor

