Les curieux diront peut-être : « Tout à l’heure, vous parliez de votre femme ; et que faisait-elle, tandis que vous étiez dans le bois à faire le charbon ? » Eh bien, moi, je n’étais pas de ces tâte-poules qui ne peuvent pas quitter les cotillons de leur femme. Certainement je l’aimais bien, mais il n’est pas besoin pour montrer son affection, de se cajoler tout le temps : lorsqu’il le fallait donc, nous nous séparions sans grimaces. C’est bien vrai aussi, que je n’étais pas comme les chabretaïres ou ménétriers qui ne trouvent de pire maison que la leur, accoutumés qu’ils sont à faire noce partout où ils vont ; au contraire, je revenais toujours avec plaisir chez nous. Mais dans les premiers temps, pendant que j’étais à mettre en charbon une coupe du côté du Lac-Viel, ma femme venait me

