J’étais en proie à la panique et je fixais la porte avec une intensité presque douloureuse, cherchant désespérément à deviner qui allait surgir. Je voulais tourner la tête vers Julia pour lire ses pensées dans son regard inquiet. Mais lorsque mon regard se posa enfin sur elle, je fus frappée par l’expression horrifiée qui déformait son visage. L’angoisse qui émanait d’elle me glaça le sang et un frisson d’effroi m’envahit. C’était comme si un souffle glacial venait d’entrer dans la pièce. Je me sentais paralysée par la peur ; j’avais du mal à respirer et chaque seconde semblait s’étirer en une éternité. On aurait dit qu’elle voyait un fantôme, et cette vision me terrifiait encore plus. Ces instants étaient insoutenables. La porte restait entrouverte, laissant entrer une lumière blafarde

