Chapitre 2
Marie et Lucie entre dans la chambre. Elle voit leur amie Clara avec le visage couvert d’hématomes et de plaies. Elles sont toutefois soulagées quand elle constate que Clara est réveillée.
- Clara ! (s'exprime Marie)
- On a tellement eu peur !
- Je ne suis pas belle à voir !
- On s’en fiche de ça, tu es vivante ! On a tellement eu peur ! (dit Lucie)
- Mais je comprends pas ! J’ai passé les feux et je me préparais à tourner pour rentrer dans la rue et boum ! Plus rien après !
- Quelqu’un t’a percutée ! (dit Marie)
- Le feu marchait et il était vert ! J’en suis sûre ! C’est lui ou elle qui a brûlé le feu rouge !
- Oui on sait, ne t’en fait pas ! (dit Marie)
- Encore quelqu’un qui était soul !
- Je ne sais pas mais visiblement, c’était un gars de la fac ! (affirme Lucie)
- Ah ouais, je vois ! J’espère que ce n’est pas ce cancre de Lucien qui roule comme un imbécile !
- Non, c’est un gars qui est en deuxième année apparemment ! Enfin, d’après des renseignements qu’on a eu ce matin par des personnes qui le connaît. (dit Marie)
- Il est encore en vie ?
- Oui, d’après ce qu’on a entendu, il ne s’en sort pas trop mal ! (dit Marie)
- Quand je lui aurai cassé le nez et brisé les cacahuètes, il s’en sortira moins bien, je vous le dis ! Les mecs et leur technique absurde de conduire ! Je vous jure ! (Dit Clara en colère)
- Clara, ne t’énerve pas, tu n’es pas encore remise ! (Dit Marie)
- Je vais me remettre vite, ne vous en faites pas ! Ce crétin a besoin d’un bon coup de poing dans la figure pour lui rappeler de respecter le code de la route !
- Egale à toi-même, même sur un lit d’hôpital ! (Dit Lucie)
- De toute façon, il va certainement devoir répondre de ses actes devant un tribunal ! (Dit Marie)
- J’espère qu’il prendra un maximum ce crétin ! (Dit Clara)
Dans la chambre de Justin, le médecin rentre et discute avec lui.
- Vous n’avez pas mangé ?
- Je n’ai pas faim ! Ecoutez, je sais que vous n’avez pas le droit de me transmettre d’infos mais la fille, elle s’en est sortie ?
- Oui, elle s’en est sortie mais vous à mon avis, vous n’êtes pas sorti de l’auberge ! Et je ne parle pas en termes médicaux !
- Je le sais, pas besoin de me le rappeler ! (répond il agacé)
- Ce n'est pas necessaire de me répondre comme ça !
- Vous savez docteur, je suis étudiant en médecine et on nous apprend une chose essentiel, qui est l'impartialité. Un médecin ne doit pas être dans le jugement et c'est ce que vous faite depuis hier. Je suis conscient de ce que j'ai fait et j'ai pas besoin de vous pour culpabiliser.
- Le problème jeune homme, c'est que je vois chaque jour des gens mourir à cause d'imprudence de ce genre.
- J'ai fais une imprudence et j'en suis concient, j'étais fatigué, je n'ai pas fait attention. Je n'avais pas bu, pas prit de substance. J'ai juste manqué d'attention. Je ne vous permets pas de me juger.
Le médecin sort et les parents de Justin, Thierry et Maryse entre au même moment.
- Qu’est-ce que vous faites là ?
- Qu’est-ce que tu as fait comme connerie ! (dit son père en levant le ton)
- Ne crie pas, on est à l’hôpital ! (Dit Maryse à son mari)
- Ta tante te prête sa voiture pour transporter tes meubles et tu trouves moyen de la démolir ! Dis-moi que c’est toi qui avais la priorité au moins ! (Dit son père)
Justin baisse la tête.
- Non ! Je n’ai pas regardé ! (dit Justin honteux)
- Mais qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? (demanda sa mère)
- J’étais crevé, je n’ai pas fait attention ! Je sais que c’est stupide, je n’ai aucune excuse !
- Maintenant, tu vas te débrouiller comme tu peux pour rembourser ta tante. (dit son père)
- Arrête papa ! La camionnette était assurée !
- Tu parles, elle était assuré au tiers ! Elle te faisait confiance ! Tu vas te trouver un boulot. Pardi !
- Ecoute, je suis sincèrement désolé pour la voiture de tante Lydie, j’avoue que je n’y avais pas encore pensé ! Elle doit me détester.
- Comment ça, tu n’y as pas pensé ! Tu n’es qu’un égoïste !
- J’ai préféré penser à cette pauvre fille qui était entre la vie et la mort à cause de moi, tu vois ! Alors c’est égoïste ça peut-être ? (agacé)
- Oh mon dieu ! Elle s’en est sortie au moins ? (demanda Maryse)
- Oui, mais elle est gravement blessée !
- Eh ben tu es dans une belle galère ! (Dit son père)
- Oui, je sais. En plus, la fille en question est à la même Fac que moi.
- Eh m***e ! Ce n’est pas vrai ! (dit son père)
- Je préfère rentrer à Toulouse !
- Non mais attends ! J’ai déjà payé moi !! Tu vas assumer mon cher et poursuivre tes études !!
- Mais papa…
- Il n’y a pas de « mais » ! Tu assumes, c’est tout ! (s'énervant)
- Si je vais en tôle, j’assumerai là-bas et la fac et ben je n’irai pas quand même !
- Ecoute Justin, ton casier judiciaire est vide, tu auras du sursis tout au plus.
Justin se met à pleurer.
- Ça sert à rien de chialer comme un gamin, le mal est fait !
Un peu plus tard, Justin voit deux policiers entrer dans sa chambre.
- Bonjour Monsieur, nous sommes venu vous interroger concernant l'accident de la nuit dernière.
- Oui !
- Vous accepetez de répondre à nos questions ?
- Oui, bien sûr !
- Très bien ! Est-ce-que vous vous souvenez de ce qui s'est passé ?
Justin se montre très honnête et raconte tout à la police. Il avoue qu'il n'a pas fait attention au feu rouge.
- J'étais fatigué, je n'aurais pas dû conduire. Je vais allez en prison ?
- Ecoutez, je suis agent de police, je ne suis pas juge, donc je ne peux rien vous affirmer. Toutefois, vous avez un casier judicière vierge, vous n'aviez jamais eu d'accident de la route, vous avez avoué les faits, vous étiez sobre, je pense que si il y a une sanction, elle ne sera pas très lourde. A votre place, je resterais serein, mais je peux me tromper.
- D'accord ! Merci
- Merci à vous pour votre coopération. Bon rétablissement.
- Merci !
Le surlendemain, Nicolas et Maxime sont devant le panneau de la fac et regardent les petites annonces.
Rémi un élève, vient vers eux.
- Eh vous ! (sur un ton menaçant)
- Oui ! (Dit Nicolas calmement)
- Il parait que c’est votre pote le meurtrier !
- Non mais attends, le traiter de meurtrier c’est un peu exagéré non ! (dit Maxime)
- Sauf qu’il a failli tuer une fille super cool que tout le monde apprécie ici !
- Il a fait une erreur ! Ça arrive non ? (dit Nicolas)
- Pas pardonnable quand on met la vie d’autrui en danger !
Marie et Lucie entendent ce qui se passe et arrivent vers les trois hommes.
- Rémy, arrête purée ! Ils ont rien fait eux ! (dit Lucie)
- Vous direz à votre pote qu’on ne veut pas des assassins par ici !
- Rémy, va-t’en ! Vaux mieux ! (demande Lucie)
Le garçon s’exécute.
- Désolée !
- Non, mais c’est pas grave ! On s’y attendait de toute manière ! (dit Nicolas)
- On peut vous inviter à boire un verre pour vous remercier ? (demande Maxime)
- Euh… (hésite Lucie)
- Ecoutez ! Dans d’autres circonstances, nous aurions sans doute accepté mais là vous comprenez que…
- Oui, je comprends ! (dit Maxime)
Durant la journée, Justin rentre chez lui. Le soir, ça à la porte, il va ouvrir et c'est Maxime et Nicolas qui arrive avec des pizzas.
- Tiens ! Salut les gars ! Ça va ?
- Ouais, mise à part qu’un c*****d nous à fait chier à la fac tout à l’heure ! (Dit Maxime)
Nicolas et Maxime s’assoient sur le divan.
- Ah bon ? A cause de quoi ?
- Ben de l'accident ! (répond Maxime)
- Je suis désolé les gars ! Je vous mêle à ça en plus !
- Ecoute, on s’y attendait, puis il n’avait pas l’air intelligent. (dit Nicolas)
- Puis avec ce plâtre je ne peux pas encore revenir ! C’est chiant car si ça serait le cas, on vous lâcherais peut être un peu !
- Tu sais, on les ignore ! On s’en fou un peu ! (dit Nicolas)
- Vous avez réussi à avoir des renseignements sur cette fille ?
- Oui, je me suis un peu renseigné et elle s’appelle Clara. Elle habite dans l’immeuble en face ! Elle est Finlandaise ! (dit Nicolas)
- Et elle a une amie qui est super mignonne ! (dit Maxime)
- Tu trouves aussi ? (demande Nicolas)
- Oui !
- C’est la blonde qui te plait ?
- Ah non, la brune ! (répond Maxime)
- Moi je préfère la blonde !
- Eh oh ça ne vous dérange pas que je sois là ! (dit Justin légèrement agacé)
- Oui, c’est vrai ! Puis vu les circonstances, elles ne sont pas prêtes de nous épouser ! (dit Nicolas)
Justin soupire. Il se rend compte que pour une simple inatention, il a fait beaucoup de dégât.
A suivre