Malgré ce qu’il savait, Thomas ne trouvait pas le courage qu’il fallait pour affronter les danger qui serait mis sur sa route. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il était enfermé chez lui pour faire croire au Maître Gérard qu’il était déjà parti. Mais pendant ces semaines, les forces mystique occultés dans la forêt de Valsombre s'étaient déjà réveillés. Ils avaient ressenti que l'Eclat d'Aube s'était déjà révélé.
La forêt de Valsombre, autrefois un simple lieu d’exploration, se transformait en un sanctuaire mystique et ténébreux, un temple de la connaissance où les secrets du passé murmuraient dans le vent et où les étoiles brillaient d’une lumière nouvelle. L’air vibrait d’une énergie négative, comme si le monde lui-même se préparait à une guerre. Hommes, femmes, enfants et bêtes tout ceux qui s’approchaient de la forêt disparaissaient.
Personne ne savait ce qui se passait, et la ville autrefois animée par ses activités, s’endormait petit à petit. Plus de marché, plus rassemblement, personnes plus ne s’approchait de la forêt. Tout le monde sombrait dans la peur et l’effroie.
La nuit l’ont pouvait attendre des cris émanant de la forêt. Des bruits sourds de pas se déplaçant dans le village là nuit accompagné de murmure que personne n'arrivait à déceler le sens.
Thomas était toujours enfermé chez lui, se cachant du qu'il pensait accusateur car à part lui dans la cité de Valnoria seul Maître Gérard savait ce qui était à l'origine de tout les phénomènes que vivait ces villageois.
Il se préparait un thé quand il reçu une visite impromptu.
- Thomas : (surpris) Maître Gérard ?
- Maître Gérard : Je savais que tu étais toujours là. Foncer tête baissée vers le danger n'a pas toujours été ton fort.
- Thomas : Je… Je
- Maître Gérard : Je ne suis pas ici pour te juger. J’aurais peut être bien réagi de la même façon que toi.
- Thomas : Ah bon !?
- Maître Gérard : Non jamais. Moi j’aurais foncé… Ignorant le risque.
- Thomas : Bien sûr…
- Maître Gérard : Mais… Mais je ne l’aurais pas fait pour sauver qui que ce soit… J’aurais été animé par la curiosité et l’adrénaline que me procurerait cette aventure… Et toi… Tu dois trouver ce qui portera tes pas pour mener à bien cette aventure. C’est au fond de toi.
- Thomas : J’ai essayé Maître Gérard… J’ai même marché jusqu’à la forêt… Mais je suis aussitôt revenus en courant. Je… Je ne suis pas mon père.
- Maître Gérard : Ton père, je l’ai connu… Ce n’était pas un grand guerrier… Mais il savait faire preuve de bravoure quand il le fallait… Tu as aussi cette capacité en toi. Il te faut juste la trouvé… (soupir) ça fait déjà trois lunes mon garçon. Si tu ne te décide pas vite, bientôt, il sera trop tard.
Sur ces mots, Maître Gérard se lève et s’en va sans se retourner. Thomas ne vit que son dos jusqu’à ce qu’il sorte de chez lui.
Le reste de la journée, les mots de Maître Gérard repasse dans la tête de Thomas. Il saisit l’Eclat d’Aube en colère la regarde attentivement et dit :
- Thomas : Tu es sensé m’obéir… Alors je t’ordonne de me révéler ce qui m’attend.
L’Eclat d’Aube n’en fit rien et il perdit patiente. Il balance l’artefact de l’autre côté de son humble demeure et celle-ci, de ses vibrations colérique lui révèle un avenir trouble. Thomas se voit en train de tourmenter l’humanité pour son seul plaisir. L’Eclat d’Aube brillant sur sa poitrine comme si elle y avait été incrusté.
Il se réveille le lendemain en sursautant comme s’il sortait d’un terrible cauchemar couché à même le sol.
Dans son regard on pouvait maintenant lire sa détermination. Il ne voulait en aucun cas devenir celui qu’il avait vu dans ce qu’il appelait songe.
- Thomas : Bravoure ou pas, jamais je ne deviendrais cet... homme maléfique.
Le soleil matinal caressait les toits de Valnoria tandis que Thomas, le cœur rempli d’une détermination nouvelle, se préparait à quitter la cité. L’artefact, enveloppé dans un tissu protecteur, reposait dans son sac à dos, tel un précieux fardeau dont il était désormais le gardien. Thomas longe les rues du village traversant quelques rares habitants qui était dehors.
- Thomas : (En marchant sur la route menant à la forêt. Il se parle à lui même) J’ai besoin d’aide. Je ne peux pas accomplir cette mission tout seul.
Soudain, une silhouette élancée se dressa devant lui, vêtue d’une cape noire et portant un arc à la main. Ses yeux verts perçants fixaient Thomas avec une intensité troublante.
- Edola : (D’une voix douce et ferme) Je sais où tu vas et ce que tu t’apprêtes à faire, je veux t’aider.
Edola, une chasseuse solitaire réputée pour ses talents et sa discrétion, avait entendu parler de l’artefact et de la prophétie. Après avoir fait un bref rêve où elle aperçut l'Eclat d'Aube, elle était convaincue que son destin était lié à celui de Thomas et qu’elle devait l’accompagner dans son périple. Cela faisait des jours qu’elle sillonnait l’entrée de la forêt attendant celui ou celle qui devait venir avec la conviction d’y pénétrer.
- Thomas : (Surpris) Edola ? Vraiment ? La chasseuse légendaire… Aux yeux qui transpercent l’âme bien avant que ses redoutables flèches ne vous atteigne ? C’est bien vous ?
- Edola : (Avec un sourire énigmatique) Je crois que la légende est un peu exagérée. Mais oui, c’est moi.
- Thomas : En tout cas, elle n’est pas exagéré quand elle parle de votre beauté.
Edola qui avait depuis longtemps une vie solitaire ne laisse paraître aucune émotion vis-à-vis du compliment de Thomas.
- Edola : Je suis ici... Pour vous aider... Pas pour entendre vos compliments. Mais je vous préviens, je vous tuerai de mes propres mains si jamais vous traîné le pas.
Thomas choqué par sa froideur, n'ose plus rien dire.
- Edola : Alors, on se met en route ?