Chapitre 11 La route était sèche, le trafic insignifiant. La DS, semblant survoler la route, filait comme le vent dans le ronronnement à peine perceptible de son moteur. Mary avait incliné son siège en position couchette, disposé son mogu, cet oreiller chinois rempli de billes de polystyrène, contre son appuie-tête. Elle fit reculer son siège au maximum et se cala confortablement contre le petit oreiller en recommandant à Fortin : — Réveille-moi quand on sera arrivés ! En fait, elle s’endormit réellement et ce fut l’arrêt de la voiture qui la réveilla. Fortin s’était garé dans une station-service. Elle s’inquiéta : — Tu es fatigué ? Il la regarda de biais : — Ça va, je vais faire un tour aux toilettes et voir si on peut me servir un café. — Refais donc le plein, dit-elle en lui ten

