« Deux heures. Oui, je l’ai bien résolu. Adieu donc pour toujours, ma chère Ève. J’éprouve quelque douceur à penser que je ne vivrai plus que dans vos cœurs. Là sera ma tombe,… je n’en veux pas d’autre. Encore adieu !… C’est le dernier de ton frère Lucien. Après avoir écrit cette lettre, Lucien descendit sans faire aucun bruit, il la posa sur le berceau de son neveu, déposa sur le front de sa sœur endormie un dernier b****r trempé de larmes, et sortit. Il éteignit son bougeoir au crépuscule, et, après avoir regardé cette vieille maison une dernière fois, il ouvrit tout doucement la porte de l’allée ; mais, malgré ses précautions, il éveilla Kolb qui couchait sur un matelas à terre dans l’atelier. –Qui fa là ?… s’écria Kolb. – C’est moi, dit Lucien, je m’en vais, Kolb. –Vus auriez mie

