IIIMichel Ivanovitch retrouva le prince assis devant son bureau ouvert, avec ses lunettes sur le nez et un abat-jour sur les yeux ; il tenait à la main un gros cahier, dans une pose quelque peu théâtrale ; il lisait « Ses Remarques » : c’était ainsi qu’il appelait les papiers destinés à être envoyés après sa mort à l’Empereur ; le souvenir du temps où il les avait écrites lui faisait monter des larmes aux yeux. Prenant la lettre de son fils, il la glissa dans sa poche, remit son cahier à sa place, et fit entrer Alpatitch, auquel il donna ses instructions : « D’abord, dit-il en parcourant la liste de tout ce qu’il fallait lui rapporter de Smolensk, d’abord tu m’achèteras du papier à lettres, huit rames, tu entends bien, doré sur tranche comme celui-ci, ensuite de la cire à cacheter, du ver

