CHAPITRE XXXIIILa promenade croiséeJ’avais fini par m’amuser des institutions de Saint-Just, au point d’oublier totalement le lieu où j’étais. Je me plongeai avec délices dans une distraction complète, ayant dès longtemps fait l’abnégation totale d’une vie qui fut toujours triste. Tout à coup la porte par laquelle j’étais entré s’ouvrit encore. Un homme de trente ans environ, d’une belle figure, d’une taille haute, l’air militaire et orgueilleux, entra sans beaucoup de cérémonie. Ses bottes à l’écuyère, ses éperons, sa cravache, son large gilet ouvert, sa cravate noire dénouée, l’auraient fait prendre pour un jeune général. – Ah ! tu ne sais donc pas si l’on peut lui parler, dit-il, en continuant de s’adresser au n***e qui lui avait ouvert la porte. Dis-lui que c’est l’auteur de Caïus Gra

