CHAPITRE XXVIIILe réfectoireOn m’avait enfermé, selon l’usage, avec la gracieuse prisonnière ; comme je tenais encore sa main, les verrous s’ouvrirent, un guichetier cria : Bérenger, femme Aignan ! – Allons ! Eh ! au réfectoire ! Ho ! eh ! – Voilà, me dit-elle avec une voix bien douce et un sourire très fin, voilà mes gens qui m’annoncent que je suis servie. Je lui donnai le bras, et nous entrâmes dans une grande salle au rez-de-chaussée, en baissant la tête pour passer les portes basses et les guichets. Une table large et longue, sans linge, chargée de couverts de plomb, de verres d’étain, de cruches de grès, d’assiettes de faïence bleue ; des bancs de bois de chêne noir, luisant, usé, rocailleux et sentant le goudron ; des pains ronds entassés dans des paniers ; des piliers grossièrem

