PVD Abby
Je me prépare en vitesse et cours prendre un taxi. Il a l'air exigeant envers les employés en retard. J'arrive devant l'entreprise de monsieur l'arrogant.
Dans le hall je rencontre un jeune homme, il est plutôt gentil avec moi, il s'appelle Simon et c'est aussi un nouvel employé. On arrive dans le bureau du patron.
"Deux nouveaux employés. Commence le patron. Chacun dans le même poste mais vos rôles sont différents. Simon...tu peux partir, je t'ai déjà expliqué ce que tu dois faire hier."
Il sort du bureau me laissant seule avec le patron, j'imagine déjà le pire.
"En ce qui vous concerne, dans cette entreprise de cinq étages vous êtes la première fille qui travaille ici." En me lançant un regard froid. "Votre première mission de la journée est de retourner par le même chemin par lequel vous êtes arrivé ici. Les murs du couloir sont entrain d'être peints, assurez-vous que les couleurs soient parfaitement respectées, comme je le désir...cendre de rose 70%, 20% de blanc et 10% de rouge."
Il s'assoit sur son fauteuil.
"Voici la carte des tons, au travail maintenant." En lançant la carte sur le bureau
Je reste silencieuse ne savant ni quoi dire ni quoi faire. Il me regarde en levant les sourcils.
"Trop de réflexion pour de petite chose !? c'est ça le problème des femmes." continua t-il. "Vous voulez une excuse pour ne pas travailler. Mettez-vous au travail ou alors..."
"Oui monsieur." Le coupé-je.
Je prends la carte et sors pour aller dans les couloirs où il y a deux hommes occupés à peindre. Chacun d'un côté des murs du couloir. Je m'avance au près d'eux et commence mon travail.
"Madame poussez-vous." Me dit l'un des peintres
Je me mets de l'autre côté.
"Madame pouvez-vous vous écarter sinon le sceau de peinture vous tombera dessus." Dit l'autre peintre.
"Écoutez, mon travail est de superviser votre travail, faites le votre et laissez-moi faire le mien." Leur dis-je.
À peine j'ai terminé de parler qu'un homme me bouscule sans faire exprès, ce qui fait basculer l'échelle et un des sceaux d'eau me tombe dessus. Bordel de merde! Maintenant je suis toute trempée comment pourrais-je me changer?
"Ça devait arriver."
Je me retourne vers cette voix qui s'adresse à moi. C’est Monsieur Dylan avec deux hommes à côté de lui.
"De toute façon nous avons une réunion, ne soyez pas en retard sinon ça va mal se passer."
"Ok monsieur dans ce cas laissez-moi d'abord me nettoyer le visage."
"Vous nettoyer ? Voyons voir..." Il prend un instant avant de dire sévèrement. "NON !"
Il s'en va, suivi par les deux hommes derrière. Je le suis rapidement pour ne pas rater la réunion. Cette dernière a déjà commencée. Je n’arrive même pas à suivre cette réunion à cause de mon état, je tremble de froid. Monsieur Dylan me jette un coup d’œil à chaque fois qu'il prononce un mot.
"Ne fait-il pas chaud ? Il fait trop chaud ici." Dit-il
"Monsieur, en fait il fait plutôt froid." Lui dit un de ses employés.
"Sachez que votre avis ne m’intéresse pas." Sur un ton désinvolte. en allumant le climatiseur. "Continuez."
Il me lance un regard victorieux, il le fait exprès. Tout d'abord l'eau froide et maintenant l'air conditionné trop froid, il me harcèle volontairement. Je me demande ce que je lui ai fait. A peine mon premier jour de travail qu’il me considère déjà comme son ennemie.
*****
La réunion prend fin je me dirige vers les toilettes pour me sécher les cheveux. J'ouvre la porte et ce que je vois me donne une hoquet de surprise. Des hommes ! oui des hommes adossés aux lavabos en position désinvolte.
Rapidement je referme la porte en réalisant mon erreur. Je frappe la paume de ma main sur ma tête. Comment ai-je pu oublier que seuls les hommes travaillent dans l'entreprise ? Je suis dans de beaux draps maintenant. Je n'arrive pas à croire que je suis la seule femme de cette entreprise.
Je tourne la tête en voyant monsieur Dylan ordonnant à l'un de ses employés de prendre sa journée parce qu'il ne se sent pas bien. Je savais qu'au fond c’était un homme bon, mais il s'amuse toujours à rabaisser les femmes. Si je lui demande d'utiliser ces toilettes il refusera. Je dois absolument lui faire comprendre mon problème sans qu'il pense que je le dérange.
Je me rappelle que je ne me suis toujours pas sécher, alors j'ouvre une des portes des toilettes que quelqu'un m’interpelle.
"Où allez-vous ?" C'est monsieur Dylan, il est toujours là lui. "J'y vais moi aussi."
"Monsieur il y a sept toilettes à l'étage."
"vous ne pouvez pas utiliser ces toilettes !"
"Dites-moi où dois-je trouver les toilettes pour femmes?"
"Devrais-je faire construire une toilette pour une fille qui vient juste d'arriver ? Jamais !" Me dit-il sévèrement.
"Dans ce cas pourrais-je utiliser celles du rez-de-chaussée ?" Lui demandé-je.
"N'avez-vous pas lu le règlement ? Les nouveaux employés ne peuvent ni utiliser les toilettes ni la cantine d'un autre étage." Sur un ton sévère. "Et personne n’enfreint ces règles."
"Dans ce cas je vais utiliser celle-là." En me dirigeant vers la porte.
"Attendez..." me retournant. "Pour l'instant vous pouvez utiliser celles du rez-de-chaussée."
"Mais à l'instant même vous aviez dit que personne n’enfreint les règles."
"Oui... personne ne peut changer le règlement...excepté le patron."
Je soupire et je lui fais un sourire hypocrite.
"Merci monsieur...je suis contente que vous soyez le patron et d'avoir changer le règlement juste pour moi."
J'entre dans les toilettes et fais ce que je n'ai pas pu faire depuis plusieurs minutes.
PVD Jonathan
Depuis plusieurs minutes j'essaye de trouver la maison de Jeff, j'ai son adresse mais on dirait qu'il n’y a aucune maison à cette adresse. Ce quartier est plutôt pauvre. C'est après 5 minutes que j'ai enfin trouvé sa maison. Je me dirige vers celle-ci et appuie sur la sonnette. Une personne m'ouvre.
"Oui qui êtes vous?" Me sourit une femme ravissante.
"Euh...est-ce que Jeff est là s'il vous plaît ?"
Oh p****n !!! Je n’ai pas de mots… cette fille est tellement belle. Mes yeux se posent sur ses lèvres pulpeuses.
"Hé oh la terre." En agitant sa main devant mon visage. "Je vous parle depuis une minute."
"Oh oui...oui."
"Je vous dis qu'il n'y a aucun Jeff ici."
Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je me penche pour embrasser ses lèvres que je désire et je reçois une sacrée gifle sur ma joue. C'est bizarre que la gifle ne me fait pas mal, je n’ai qu'une envie, c’est de l'embrasser et lui faire l'amour.
"Allez vous-en !" S'écrit-elle en me sortant de mes pensées.
"Mais et Jeff, il n'est pas là?"
"Vous n’avez pas entendu ? Il n'y a aucun Jeff ICI !!" En me claquant la porte au nez.
Mais quel sacré caractère !
Je caresse là où j'ai reçu la gifle et pars directement à l'entreprise pour raconter tout à Dylan. Oh mon Dieu ! Qu'est-ce qui m'a pris?
PVD Abby
C'est l'heure du déjeuner, je suis à la même table que Simon. Je ne me sens pas à l'aise, je suis la seule fille ici et tout le monde me regarde !
"À quoi tu penses ?" Me sortant de mes pensées. Il regarda autour de lui. Ah je sais. "Tu dois te dire que tu es la seule fille qui travaille ici ? Ne t'inquiètes pas, ne regarde que moi comme ça tu seras à l'aise." Me sourit-il.
Je souris à mon tour. À peine je commence à prendre une bouchée de mon repas que quelqu'un m'interrompt.
"Il y a un appel pour vous mademoiselle Abby."
Je me lève pour prendre l'appel. J'imagine que c'est encore monsieur Dylan.
-Allô?
-Vous comptez travailler ou vous comptez de prendre une demi-journée de congé ?
-Monsieur...le déjeuner est de 15 minutes
-Le déjeuner est terminé, vous avez beaucoup de travail à faire de toute façon. Venez dans mon bureau j'ai une dictée à vous faire faire. Venez vite ou sinon je...
"J'arrive toute de suite monsieur." Le coupé-je.
Cet homme ne me laisse même pas 5 minutes pour déjeuner, c'est un homme méchant au cœur de pierre. Il me met toujours la pression. Je me dirige vers la table pour prendre mes affaires.
"Mais… tu ne restes pas manger ?" Demande Simon.
"Non le patron vient de m'appeler." Dis-je.
Je vois qu'il est un peu triste mais je n'ai pas le choix sinon cet homme pourrait me renvoyer.
Je rentre dans le bureau comme me l'avait demandé le patron. Je m'assois sur le fauteuil derrière son bureau, lui est assit à côté de moi à l'extrémité de la table.
"Dictée." Commence t-il.
"Monsieur, je ne connais pas la sténographie." Lui dis-je n'arrivant pas à le regarder dans les yeux.
"Je le savais, alors prenez un crayon et une feuille de papier."
J'exécute.
"Ceci est pour informer que..".
Je commence à écrire tout ce qu'il me dit pendant quelques minutes.
"En ce qui concerne Dylan Parker." Finit-il. "Je veux la copie au propre dans 15 minutes."
Je le regarde.
"Oui Monsieur...j'ai écrit chaque mot, chaque virgule et vous aurez la copie dans moins de 15 minutes."
"C'est parfait. Allez-y !"
Il s'assoit sur son fauteuil et moi je sors du bureau. Il a un de ces regards froids. Je dois lui apporter la copie dans moins de 15 minutes, donc je n’ai pas de temps à perdre. Malgré mon estomac qui crie famine, je me mets toujours à ses ordres. Je finis la copie et rentre dans le bureau de monsieur qui est sur son téléphone.
"Excusez moi Monsieur..."
"Attendez." Me coupa t-il. "Mais où est Jonathan ?" L'appelant sur son téléphone.
Quelqu'un ouvra la porte. Monsieur Dylan se précipite vers la personne qui vient d'entrer.
"Jonathan, je t'ai appelé sur ton portable mais il était sur répondeur, qu'est-ce que..."
"Je ne savais pas que recevoir une gifle était la meilleure chose qui puisse arriver à quelqu'un tu sais." En rentrant dans le bureau la main sur sa joue. "T'as déjà été giflé par une fille Dylan ?"
Monsieur Dylan me regarde suite à sa question. Je fuis son regard.
"Qu'est-ce que tu racontes Jonathan ?"
"Je sais tout mon pote, je sais tout."
"Mais tu sais quoi ? Dis-le moi tout de suite." Dit le patron paniqué.
"Mais qu'est-ce qui t'arrives? je sais ce que ça fait, quand une fille te gifle tu as envie de lui dire...encore une fois, encore une fois, encore une fois!"
Je souris faiblement. Je me souviens de la gifle que j'ai donné à monsieur Dylan. Il me regarda d'un air furieux et voit que je souris, je lui tourne le dos pour ne pas croiser son regard de tueur et commence à rire silencieusement.
"Encore une fois ? Elle n'a pas intérêt, je n’oublierai jamais qu'elle m'a giflé." Dit le patron. Je sens son regard sur moi.
"C'est une sensation incroyable non ? Tu devrais essayer une fois, tu vas voir, tu lui demanderas de le refaire encore et encore."
"Jonathan arrête de parler de ça et retourne donc travailler."
"Je n'arriverai pas à me concentrer sur le travail, quand une fille te gifle tu ne l'oublieras jamais de ta vie. Est-ce que tu sais pourquoi ? Parce que cette gifle te détruit, elle détruit ton égo, elle peut te rendre tellement faible."
"Mademoiselle Abby?"
Je me retourne, le fameux Jonathan me regarde avec des gros yeux, il n’avait pas remarqué ma présence.
"Vérifiez une par une les éditions chants, que nous avons reçu du monde entier,sélectionnez la meilleure et apportez-la moi." M'ordonne monsieur Dylan.
"Oui monsieur."
Je jette un coup d'œil à Jonathan, il passe sa main dans ses cheveux un peu gêné de me voir.
"Aller!" M’ordonne monsieur Dylan me voyant regarder son ami.
Je sors de son bureau.
PVD Dylan
Elle sort du bureau. Je me retourne vers Jonathan.
"Tu es cinglé ? Cette fille t'a frappé et tu es en train de me dire qu'elle t'a caressée !?"
"Non, non, non je ne sais pas si elle m'a caressée ou frappée". Il s'assit sur l'un des sofas. "En allant chez Jeff c'est elle qui m'a ouvert la porte, elle m'a dit qu'il n’y avait aucun Jeff chez elle, je pense qu'il a de déménagé. Tu aurais dû la voir, elle est tellement belle."
"Oh mon Dieu qu'est-ce qu'il a Jonathan ? Il est devenu fou, il n’y a qu'un fou qui peut comparer une gifle d'une fille à une caresse."
"Dylan...un jour tu compareras une gifle à une caresse et c'est là que tu réaliseras...que tu es tombé amoureux."
Je le regarde ébahi.
"Tu verras, ce jour sera le plus beau jour de ta vie, fais-moi confiance. Bon maintenant je suis en forme je peux me concentrer sur mon travail." Il sourit bêtement. "Enfin si j'arrive à me concentrer."
Il se lève du sofa.
"À plus tard." En sortant du bureau.
Je vais m'asseoir devant mon bureau et regarde dans le vide. Si une fille me gifle, je dirais qu'elle m'a juste caressée ?? Ça n'arrivera jamais avec moi. Ce sont les imbéciles qui font ça et tu es un imbécile Jonathan. Je ne serai jamais faible, pas Dylan Parker !