36Héloïse et Pierre choisirent de descendre la rue Théodore-de-Bèze pour déboucher sur le boulevard. Ce dernier était exactement dans la perspective de la bise dont le souffle glacial décoiffait tout le monde. Un agent en uniforme à qui Pierre s’était adressé les conduisit sous le pont où se dressait une petite pergola blanche. La circulation avait été déviée et un impressionnant bouchon s’était formé sur le boulevard. Un homme en civil s’avança vers Héloïse. C’est lui qu’elle venait d’avoir au téléphone. Il lui serra la main en marmonnant un nom qu’elle ne comprit pas et eut un petit mouvement de tête, les yeux fermés, qui n’annonçait rien de bon. Héloïse présenta Pierre, « un collègue ». – Monsieur, dit l’inspecteur, je vous demanderai de rester en retrait. Madame, venez avec moi. Il

