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27Vendredi 17 décembre 1813. Un ami de Papa, M. Richter, est venu le voir. Ils ont partagé un petit alcool, il nous en reste encore un peu. Il dit que nos syndics doivent trouver une solution. Il parle d’eux en les appelant les « Magnifiques », n’est-ce pas là un curieux nom ? Il dit que Genève ne supporterait pas que les Autrichiens arrivent en envahisseurs. Que l’esprit de notre cité ne le tolérerait pas. Les hommes qui ont cru, en 1798, que Napoléon protégerait notre petite République se sentent tellement trahis… Samedi 18. Les établissements français sortent de la ville avec argent et marchandises. Leurs mouvements sont protégés par la Garde nationale. Joachim dit qu’ils emportent tout, même ce qui ne leur appartient pas en propre. Il m’a avoué connaître de nombreux passages secrets

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