VILa banalisation du mal et le cynisme se propagent. Au cours des millénaires, les Hommes faisaient la distinction entre le bien et le mal. Ils préjudiciaient, violaient, lésaient, attentaient, volaient, tuaient, mais, ultime garde-fou contre la dégénérescence, leur conscience restait droite. Taraudés par ce taon, des bandits s’amendaient, des offensés pardonnaient, des clans se réconciliaient. Depuis des décennies, sous l’influence d’un égocentrisme sociétal, la référence à des critères subjectifs prédomine sur le bien. J’agis comme je le sens. L’impératif catégorique d’Emmanuel1 fond comme les glaces des pôles. Son lent effacement atrophie les consciences, dilue les individualités dans le conformisme des masses. Le paradoxe de cette individualisation à outrance est le grégarisme. Interch

