C'est comme si le monde s'arrêtait. Même le murmure à proximité se tait. Je sens les larmes me monter aux yeux en voyant Richard sortir de la voiture. Éblouie par sa présence, je me dirige immédiatement vers lui, prête à le serrer dans mes bras et à l'embrasser et… Puis je prends conscience de son apparence, et je fais une pause. Il a l'air quelque peu mort, de l'intérieur comme de l'extérieur. Ses cheveux ont un peu poussé et sont en désordre, très différents des boucles élégantes qui se dressaient habituellement sur sa tête. Il porte un t-shirt blanc usé avec un trou près du col et un jean dont les genoux sont si usés qu'ils sont presque blancs. Bien qu'il sente encore le pin, son odeur semble plus faible, tendue. Il a l'air fermé. Ou peut-être qu'éteint serait un meilleur terme. C

