La bête noire

1498 Words
Ariel J'avais mal à force de dormir sur ce sol, et je commençais à prendre froid. On étaient toutes apeurées, ignorant quel allait être la suite des événements, allons nous être vendus, forcés à se prostituer, utilisés comme cobaye pour une expérience ou même pour un sacrifice? Soudain un silence de mort emplie la pièce et on entendait juste des bruits de pas sur le sol. Curieuse, je tentais de comprendre qui suscitait autant l’effroi au point de faire taire les mouches quand je reconnu le gardien contre qui j’avais perdue connaissance. Il semblait être le plus jeune de tous et marchais avec assurance vers les cages mais son air menaçant laissait les autres stoïques , et impressionnés, tout expliquait maintenant pourquoi l’autre gardien s’était figé et tremblait, ce n’était pas un gardien, c’était le boss. Vêtu d’une chemise blanche décontractée et un pantalon en tissu dressant fièrement une ceinture qui devait coûter cher, il semblait chercher quelque chose quand son regard se posa sur moi. Mon corps tout entier se mit à trembler, il allait surement me faire payer de l’avoir touché hier ! Je priais du bords des lèvres et ma respiration s'accélérait, j’espérais de tout cœur que ce ne soit qu’un hasard. Son regard froid me scruta et il me reluqua longement avant de dire quelques choses à l'un des gardiens qui ouvrit la porte, puis me baillonna et de me mettre dans le coffre d'une voiture, c'était sur, il m'avait choisi pour son sacrifice annuel. C’est pour ça qu’il m’avait épargné la vielle et avait voulu me nourrir copieusement à la suite. Les autres prisonnières me regardaient avec de la pitié dans les yeux, tout présageait que s’en était fini pour moi…. Je pleurais à chaude larmes, priant pour qu'un miracle se produise et que je sois libérée de ce cauchemar quand le coffre s'ouvrit sur un homme taillé comme un g*****e vêtu en smoking noir. - Can you speak english? - Y...yes!!! ( On part du fait que toute la conversation des cet instant sera en anglais). - Sors de là! Je m'exécutais sans faire la moindre faute puis me tint debout en tremblant, imaginant ma dernière heure quand me guida vers une autre voiture m’invitant à prendre place à l’arrière. La voiture démarra, sans que je ne sache où nous allions ni ce qu'il allait advenir de moi, je savais juste que le boss de ce trafic comptait faire quelque-chose de moi et j'imaginais déjà les pires scénarios, esclave sexuelle, jouet de torture, rat de laboratoire, ou objet de sacrifice... J'avais faim et j'étais fatiguée, tout ce que je voulais, c'était que ce calvaire s'arrête et mes prières se faisait de plus en plus enlarmées. La voiture s'arrêtait enfin après ce qui semblait être une éternité et la portière s'ouvrit sur le même homme de tout à l'heure. - Descends et suis moi. Je m'exécutais et je restais figée face à cette maison qui était immense, c'était un carrément un domaine. Le jardin typique et original s'étendait sur un grand espace et ces grand arbres au feuillage colorés rendait le cadre agréable, c'était la plus belle chose que j'avais vu depuis le début de cette aventure. Je suivis l’homme à l'intérieur de la maison jusqu'à ce qui semblait être une chambre et l'ouvrit; c'était une pièce sobre, de couleur beige et blanc , avec un lit de trois places, une table et une chaise. - Tu ne sors pas d'ici, tu essaies de t'enfuir, tu es morte!( M’avertis t’il d’une voix rauque) Il s'en alla aussitôt avant de refermer la porte à clé, sans penser à me donner plus d'informations. Ma première action fut de faire le tour de la pièce, et je remarquais qu'il y avait une salle d'eau et un placard contenant quelques tee-shirt vide, il n’y avait aucune issue et le balcon était à sûrement dix mètres du sol. Ne pouvant envisager aucune tentative de fugue, je profitais pour prendre une douche, en observant le jet d'eau, si je devais mourir, autant me sentir bien une dernière fois, mon corps était épuisé, mon âme criait vers mon Dieu et mon esprit pertubé, je voulais que ça cesse. Après ma douche je sortis dans la pièce histoire d'enfiler ce qui restait de mes vêtements. Même s’ils ressemblaient à des chiffons c’étaient les seuls que j’avais depuis le jour où Mike m’avait abandonné. En y pensant c’était assez stupide de prendre un bain pour remettre des vêtements sales et en morceaux, mais c’est pas comme si j’avais le choix. Je me dirigeais vers la pile de vêtements quand je remarquais un regard sur moi, et me figeais aussitôt, c'était lui, le grand boss et il avait le même regard que tout à l'heure, il venait sûrement accomplir sa sale besogne. Figée, j’attendais une quelconque réaction de sa part, mais il ne fit rien, se contentant simplement de me regarder. Finalement il ôta la chemise qu’il portait, me laissant découvrir un corps parfaitement sculpté serti par plusieurs tatouages. - Tiens, habille toi!( Finis t-il par lacher en me donnant sa chemise avant de détourner le regard) Je ne me fis pas prier et enfilais le vêtement avant de m'asseoir sur le lit comme un enfant sage, attendant les instructions de son parent. Même s’il paraissait froid et distant, la chemise de mon ravisseur avait un parfum envoûtant qui inspirait la richesse et l’élégance. Il ne parlait pas et toujours en me fixant, il marmonnait des mots incompréhensibles. Je continuais à prier intérieurement pour que rien de grave ne m'arrive quand il daigna enfin parler. - Comment tu t'appelles? - A...Ariel... - Ariel? Moi c'est Shun, tu as quel âge Ariel? - Je... Vingt ans... - Vingt? Ok, on t'apporteras de quoi te nourrir dans quelques minutes, j'espère que tu aimes la nourriture Japonaise... - Je...je ne sais pas, peut-être ... Merci... Un blanc s'installa entre nous quand une jeune dame d'environ trente ans entra dans la pièce avec un plateau bien garni de mets que je découvrais à peine, sûrement la cuisine Japonaise, et la posa sur la table avant de s'en aller. Il posa à nouveau ses yeux sur moi puis soupirais, son air quasi sérieux et impassible m'intimidait largement et les tatouages sur son cou me disait longuement sur sa personne, il était un méchant et il attendait quelque-chose de moi. - D'ici une heure, quelqu'un viendra te chercher pour faire ta toilette et acheter le nécessaire. Pourquoi tout ça, c'était quoi le but? - Pourquoi je suis là? Je demandais hâtivement avant de me rende compte que j'avais poser la question à voix haute. Il fronça alors les sourcils ce qui me fit froid dans le dos et se leva avant de s'approcher de moi. Tout doucement, l'être terrorisant qu'il était pour moi s'accroupit vers moi et me fusilla du regard, ok c'est compris, je ne poserais plus de question. Il avança lentement la main vers moi mais s’arrêta avant de détourner son regard de moi. - Tu préférerais retourner avec les autres, dans la prison? - Non...je... ( Je dis d'une voix étouffée). - Alors soit reconnaissante d'être là au lieu de poser des questions idiotes. J'hochais la tête légèrement alors qu'il s'éloignait de moi, et expirais fortement quand il s'en alla, tout mon corps tremblait. Voyons le bon côté des choses, je n'allait pas être un sacrifice de rituel, mais il voulait que je me toilette, mais pourquoi? Voulait t-il faire de moi son escorte? Non pas ça, je ne supporterai pas, je m'étais pas préservée toute ces années pour servir de jouet à un inconnu qui respirait le mal. En plus le fait qu’il m’ait donné son nom en disait long sur ses intentions, cette histoire devenait de plus en plus ambigüe et surtout effrayante. Je secouais alors ma tête, essayant de chasser toutes ces idées de ma tête, puis me dirigea vers le plateau et commença à engloutir tout ce qui s'y trouvais, j'avais tellement faim que je ne pris même pas le temps de savoir lequel était sucré ou salé, je savais juste que c'était bon... À peine avoir fini mon repas que l’homme de tout à l'heure entra dans la pièce en hochant la tête, c'était l'heure d'y aller. Nous descendions ensemble et au passage rencontrions une masse d'hommes, tous asiatiques assis autour d'une grande table remplie d'armes, et à la fin de cette table se trouvait Shun qui observait minutieusement l'un d'eux quand il posa le regard sur moi. Je détournais alors rapidement le regard et suivit mon guide jusqu'à sa voiture. - Ne fais plus jamais cela? - Pardon? - Ne regarde plus jamais le boss dans les yeux, tu pourrais perdre un membre. Je déglutis face à cette information et clignais plusieurs fois des yeux. - Ok... - Tu l'ignores peut-être gamine, mais monsieur Kisoya est le chef de notre gang, il peut être très v*****t et très imprévisible... Un chef de gang? Mais dans quoi je me suis mise?
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