3.-1

2075 Words

3.Ce fut en vérité un fort mauvais quart d’heure que passa le lendemain Piotre, en tête à tête avec le comte Vlavesky. Il essaya bien de ruser, de se dérober aux questions trop précises. Il parla avec componction de « son bon maître, de l’excellent barine qui avait en lui toute confiance ». Mais Boris, impassiblement, continuait ses interrogations gênantes et coupait court aux périodes émues du régisseur par de sèches interruptions qui laissaient l’autre interloqué, malgré son aplomb. Piotre finit par avouer qu’il avait « un peu profité des bonnes dispositions du comte Verenof à son égard, pour mettre de côté une petite somme ». — Mais c’était du consentement de mon vénéré maître, Excellence ! Car je suis un honnête homme, je puis l’assurer hautement !… Le barine avait grande affection

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