Mets-toi à l'abri

1550 Words
~ Maria ~ Je m'appelle Maria j'ai 19 ans. Je viens de m'échapper de la mort ou dois-je dire de l'enfer qui leur serve de prison. En fait, je suis la fille d'un ancien chef de gang. Trahi par ses amis, Papa a été tué. Ils ont trahi mon père comme si leur amitié n'avait jamais compté à leurs yeux. Ils ont partagé sa fortune. Ils sont au nombre de trois qui ont fait ce sale coup. Ils ont pris le contrôle de son business et contrôlaient desormais notre gang. Ils ont fait de moi et de ma mère leur esclave. Pendant deux ans, j'ai travaillé sur un plan d'évasion. J'ai pu m'échapper mais ma mère s'est sacrifiée pour que je m'en sorte. Aujourd'hui, je vis seule dans la rue comme une fugitive. Ça va faire trois jours, je dors dans les tunnels pour ne pas être repéré. Je crève de soiffe et de faim. Je n'ai pas d'argent pour m'acheter la bouffe et je ne peux même pas trouver un travail dans la ville pour travailler. Sinon, ils vont me retrouver et ça sera fini pour moi. Donc, je vis une misère pas possible. Je n'ai pas le choix. Je sais qu'ils sont à ma recherche. Je n'ai droit à aucune erreur. Sinon, ils ne mettront pas assez de temps avant de me retrouver. Je dois tout faire pour ne pas retrouver dans cette cabane. Si j' y retourne, je serai morte à côté de ma mère. Pour éviter ma mort et probablement celle de ma mère, je dois rester cachée. Rester en retrait ne servira à rien si je ne trouve pas de solution. Il me faut une couverture. Je dois trouver quelqu'un qui peut me sauver de ce chaos. En journée je me suis rendue dans une boutique. J'ai volé un vêtement, un short noir et un pullover à capuche avec des baskets. Malgré l'intensité avec laquelle j'aimerai me passer pour un garçon, le pullover trace ma poitrine volumineuse et cintre mes seins. Je suis à craquer. Je ne pourrai pas échapper au regard des hommes. Mais bon, je ne pouvais pas non plus retourner à ce magasin pour voler un autre vêtement. Je devrais faire avec. Je récupère un morceau de verre. Je coupe mes cheveux. Je regarde mon visage dans le morceau du miroir. Je suis différente. J'inspire le danger. Une chatte à ne pas s'attaquer. La nuit, j'ai traversé la rue étincelante en marchant avec retenue, la tête baissée comme si j'avais peur d'être réopéré par quelqu'un. J'ai enfilé la capuche sur ma tête et j'ai enfui mes mains dans les poches du pullover à capuche. J'ai marché pendant dix minutes à retourner la tête de gauche à droite. Finalement, je me suis glissée discrètement dans le premier night club que j'ai aperçu en bordure de route. La musique jouait à faible vibration. Les clients du night club semblent être des hommes civilisés, de magnats et des milliardaires. Quelques regards se sont posés sur moi, je les ai ignorés. Bon, presque personne ne faisait trop attention à une fille trop couverte dans notre ville. Je me suis approchée du comptoir, j'ai récupéré une chaise, j'ai glissé confortablement mes fesses dessus. Quand je me suis bien assise, j'ai glissé la capuche derrière ma tête laissant exposé mes cheveux blancs que je venais de tailler. J'ai l'air d'un jeune garçon de 17 ans. La serveuse : Bonsoir, qu'est ce que je te sert ? Maria : Un vin rouge. J'ai passé ma commande sans avoir un sous dans la poche. Je compte sur mes petites stratégies d' arnaqueuses pour filer d'ici incognito. La serveuse : Voici ta commande. Maria : Merci. J'ai souri en prenant ma boisson. Donc, je bois sans avoir peur. Pendant ce temps, je réfléchissais sur l'état de ma mère et sur comment m'en sortir au milieu de tout ce bazar devant mon verre. Deux hommes se sont rejoints à moi. Leur ressemblance frappe à l'œil nu. Ils sont de la même famille ou du même gang. Ces deux connards empestaient déjà de l'alcool. Ils se sont assis l'un à ma gauche et l'autre à ma droite. J'ai senti un malaise sans raison. Je suis sûr qu'ils vont essayer de s'en prendre à moi. J'ai respiré un grand coup ensuite j'ai fait semblant de les ignorer. Ils n'aiment pas mon indifference. Ils ont cherché à s'en prendre à moi. L' homme à ma gauche : Hé ! Salut beauté, on se rejoint à toi ??? Il a poussé son verre vers le mien. Deuxième homme à ma droite : On peut s'asseoir juste à côté, discuter avec toi. Qu'est- ce que tu en dis ? Maria : Allez vous faire foudre ! Un homme : Waouh, c'est une chatte dangereuse, Doggy. Doggy : Qu'est-ce que j'ai peur, elle pourra nous mordre, Vincent. Ils ont essayé de me toucher les cheveux. Maria : Ne me touchez pas ! Sale vaux rien ! Je les ai repoussé. Doggy : Oh, qu'est-ce que je disais, elle peut mordre. Vincent : Mais, c'est chouette ! Je souhaite me faire mordre par une chatte blonde et sauvage de ton son espèce, bébé. Bébé ! J'ai changé d'humeur. Doggy a commencé à me toucher la tête. Je l'ai repoussé. Je me suis levée pour partir. J'avais l'intention de lui glisser sur le côté. Vincent m'a retenu. Vincent : Où crois-tu aller comme ça, chérie ? On te parle. Maria: Je ne veux pas vous parler. Vous allez me laisser sortir d'ici tranquillement. Doggy : Sinon quoi ? Tu vas pleurer ? Tu vas appeler ton cher papa à ton secours ? Maria : Non, je vais te casser les couilles, abrutis ! Ai-je averti Ils ont éclaté de rire. Ils ne m'ont pas pris au sérieux. J'ai secoué la tête. Leur rire m'a agacé. J'ai récupère une bouteille vide. J'ai frappé les entre jambes de Doggy. Doggy : Aïe... Merde p****n ! Qu'est ce que tu as fait, s****e ! Maria : Je t'avais averti. Il a saigné. Il a presque fait pipi dans son pantalon. Vincent veut s'en prendre à moi, je me suis défendu. Je l'ai frappé sur la tête avant de m'en fuir. La serveuse : Hé ! Vous n'avez pas encore payé votre consommation. J'ai couru sans jamais regarder en arrière. En même temps je savais que ces deux hommes m'ont aidé à m'échapper sans avoir payé. À une certaine distance, je me suis fatiguée. J'ai cessé de courir. J'ai respiré un moment. Une minute. Deux. Trois. J'ai tourné la tête, j'ai vu les deux hommes à ma trousse. J'ai relancé la course. Je suis allée tout droit sans connaître trop la ville. Mais toute suite, les deux individus m'ont en cerclé dans un vieil entrepôt des voitures. Dans leurs yeux, j'ai vu le danger. Ils respirent férocement. Ils ont l'air de vouloir me bouffer tout crû. Je suis sans issue. Je ferme les yeux. Doggy: Je vais te faire la peau !!! J'ai senti mon heure s'approcher. Non, je ne peux pas mourir comme ça. Pas avant d'avoir sauvé ma mère de cet enfer. J'ai ouvert les yeux réalisant l'ampleur des choses. Un cri s'est échappé de ma gorge. Maria : Non ! Ne me touchez pas ! Au secours ! À l'aide ! Aidez-moi. Ai-je crié. À cet instant même, la magie s'est opérée. Je l'ai vue. Un homme, très grand. Beau et mortellement attirant s'approcher de moi. Son aura est imposant. Sa taille terrifiante et son visage en colère est juste, horrifiant. L'homme : Hé ! Vous deux là, laissez cette fille tranquille !!! A-t-il crié. Il a suffi d'un seul cri pour que mes agresseurs me fichent la paix. Je me suis glissée discrètement sur le côté. Je suis allée me cacher derrière mon sauteur. J'ai serré sa veste et coller ma tête derrière son dos comme si je venais de retrouver mon bouclier. Doggy: Qui es-tu ? Pourquoi défends- tu cette fille ? L'homme : Je suis celui qui deviendra ton pire cauchemar si tu ne dégage pas de ma vu dans une minute. Sa réponse claque. Imposante. Terrifiante. Doggy et Vincent ont échangé un regard. C'était clair qu'ils ne voulaient pas s'en aller. L'homme : Alors ? Vous partez ou pas ? Doggy : Vincent... Vincent : On reste. Cette fille est à nous, nous n'irons nulle part sans l'avoir récupéré. L'homme : D'accord, si vous restez, vous restez à votre risque et péril. Dans sa voix il y avait cette détermination. Celle que je cherchais depuis un moment. Même sa posture déterminait sa rage. Son sang-froid. Le courage. Le danger. Tout ce que je recherche chez un homme capable de faire face aux assassins de mon père et sauver ma mère de l'enfer. Il sera parfait pour nous aider, pensais- je en regardant sa nuque. Lorsque Doggy et Vincent décident de l'attaquer au combat, il a dit sans me regarder dans les yeux. L'homme : Mets toi à l'abri. C'était un ordre pas une supplication. J'ai compris. J'ai hoché la tête. J'ai fui pour me cacher et observer la scène dans un coin. Si ça tourne mal, j'irai en courant. Mais vu le physique et le charisme de l'homme, je gardais espoir de le revoir sur ses jambes.
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