III Berthe connaît maintenant la cause de la douleur de M. de Villiers ; plus que jamais elle veut être son ange consolateur. Elle redouble envers lui de soins touchants, de pieuses et délicates attentions. Assise à ses côtés, elle lui parle de l’Espagne, des mœurs de ce pays où s’est écoulée son enfance ; elle veille aux soins du ménage du château de Verdières comme de celui de Bonne fonds ; elle se multiplie, elle suffit à tout ; et si le front de M. de Villiers s’assombrit : – Le cœur est bon, redit-elle aussitôt ; patience, patience ! il reviendra. Mais les mois s’écoulent, et Paul ne revient pas. À Paris, il s’est remis sérieusement au travail, sans pouvoir renoncer pourtant et complètement aux distractions de sa vie passée. On ne rompt pas aisément de semblables chaînes, même lors

