— Hay, viens là, calme-toi. On va la trouver la solution. Tu ne veux pas appeler ton père pour qu’il vienne ? — Non… je ne sais pas comment lui dire. — Alana, tu es la victime dans cette histoire, rentre-toi ça dans la tête. Tu n’as pas à avoir honte de ce qui t’arrive au contraire. Tu es très forte d’être partie avant que ce ne soit trop tard. Je ricane, moi forte ? Lâche surtout… Nous prenons le chemin du retour, je m’enferme dans la chambre que me prête Charlie, je ne veux voir personne, parler à personne… Je veux qu’on me fiche la paix, je n’ai besoin que de mon enfant. Je me réveille d’un bond, il fait déjà nuit. Je regarde mon téléphone en faisant abstraction des appels en absence et des messages. Vingt-deux heures trente. J’ai fait une énorme sieste, je m’en veux de ne pas avoi

