J’ai dû m’endormir puisque c’est un coup de pied dans le dos qui me lève d’un bond. — Y’a la table à débarrasser et la petite à coucher, elle pleure. Je m’exécute en commençant par Tannaïs. Je me penche au-dessus d’elle pour l’embrasser et lui dire qu’il est l’heure de faire dodo. Elle se pousse et relève la couverture. J’ai compris, elle ne dormira pas tant que je ne suis pas près d’elle. Je me doutais que ça se passerait comme ça, depuis le temps qu’elle reste collée à moi, les premiers soirs seront comme maintenant. Je me couche et la serre fort dans mes bras. Elle caresse l’hématome qui s’est formé sur mon visage avant de laisser sa main aller dans mes cheveux dont elle attrape une mèche qu’elle entortille au bout de son doigt. Je la laisse faire sans bouger jusqu’à ce que sa petite

