Ostermann-Tolstoï est toujours fasciné par la mère de ses enfants. L’ancien militaire n’a jamais rencontré de femme de cette trempe. Affirmée, résolue, pleine de clairvoyance, elle se laisse admirer mais résiste aux appels du comte malgré la peine que cela leur cause à tous les deux. Il faut dire que depuis le retour d’Alexandre Ivanovitch, elle se sent remplie de culpabilité. Peu en accord avec elle-même. Le trio qu’elle forme avec le comte et le Signor Cresci ne lui convient plus. Toute la situation lui paraît ambiguë. D’ailleurs, les deux hommes ne s’aiment guère, même si Antonio n’en laisse rien paraître, arborant son éternel sourire. Durant l’été 1836, il fait une chaleur étouffante à Florence. En juillet et en août, Ostermann est à Montecatini où il prend les eaux, accompagné de la

