CHAPITRE 18Il y a deux ans que le général Ostermann-Tolstoï n’a pas revu ses enfants. De plus en plus souvent lui prend l’envie de faire route vers la Suisse. En juillet 1837, prêt à affronter le voyage entre Pise et Genève, il prend congé du tuteur et rencontre pour une dernière entrevue la Signora Cresci. Les adieux sont difficiles. Douloureux. Sûrement qu’ils se sont tendrement enlacés. Maria n’assistera pas au départ d’Ostermann. Il quittera la Toscane depuis les bains de San Giuliano, son lieu de cure favori près de Pise. Il est accompagné d’un médecin, le Dr. Bellini, de son intendant à Florence, le Signor Berti et d’un jeune abbé rencontré l’année précédente au moment des fêtes de la Pentecôte : Giuseppe Arcangeli. L’homme d’Eglise enseigne le grec et les sciences humaines au collè

