Pour la Signora Lepri, le danger de mettre au monde un enfant est encore plus grand que pour son amant. Puisque l’union conjugale est indissoluble et que Cristiano vit toujours, Maria est considérée comme partageant le même domicile que son mari. A ce dernier appartiendra la fille ou le garçon qu’elle porte. La preuve d’un adultère ou d’une non-cohabitation avec un époux ne suffit pas à déclarer l’enfant illégitime. Il ne le serait que si l’impuissance ou l’absence prolongée de Cristiano pouvait être démontrée. Mais alors, puisque le bébé naîtrait de deux personnes mariées, il serait considéré comme un enfant adultérin, ce qui est la pire des conditions. Dans le passé, les lois romaines avaient traité ces bâtards avec une telle barbarie que le droit canonique avait été obligé de les adouci

