CHAPITRE 14A la via Ghibellina, tout est prêt. On imagine l’excitation des enfants à qui on a tant parlé de leur père, tant raconté d’histoires décrivant ses exploits militaires d’autrefois. En ce jour de retrouvailles, la Signora Cresci a veillé elle-même au choix de leurs vêtements. Les Osterfeld ont beaucoup changé. Nicolas est un splendide garçonnet de dix ans. Il a des yeux châtains, des cheveux foncés et ondulés, une bouche bien dessinée semblable à celle de Maria. Catherine n’a rien perdu de son ravissant visage pensif, mais elle a beaucoup grandi. Quant à la petite Agrippine, moins jolie que sa sœur, elle charme par sa vivacité, sa volubilité et des propos fort amusants. Le 7 avril à l’heure de midi, la berline du général Ostermann-Tolstoï pénètre majestueusement dans Florence par

