Un pere pour William

3138 Words
William et son cousin redoublent d’efforts pour se faire pardonner. Alex promet à Diana de vraies leçons, sérieuses cette fois, plus tard dans l’après-midi. William, lui, hésite avant de se lancer. " Je suis désolé… j’imagine qu’il t’a parlé de… enfin…" Alex hausse les sourcils, curieux. " Attends, il t’a proposé un truc chelou, le pervers ? Didi ?" Elle hausse les épaules et s’installe sur le banc du square pour attaquer son sandwich. " Chelou, oui… on peut dire ça. Et ton ami ici présent est plutôt d’accord avec son idée tordue." William soupire. " Il ne te demande pas de te prostituer non plus." Alex se redresse aussitôt. " Là, vous commencez à m’inquiéter. C’est quoi encore son plan foireux ?" Diana fusille William du regard. " Vas-y, dis-lui toi. Vu que tu trouves ça si formidable. — J’ai jamais dit ça… juste que je n’y voyais pas d’inconvénient si tu étais d’accord." Il inspire. Il veut nous inviter dans sa maison de famille. Tous les trois. " C’est mort," tranche Alex. " Laisse-moi finir. Il veut que tu fasses bonne figure devant ses amis, alors il aimerait que tu viennes accompagné d’une fille… disons, présentable. — Toujours mort." Diana hoche vigoureusement la tête. " Tu vois, c’est une idée stupide. Même lui n’est pas d’accord." Blake s’étire tranquillement. " La fille en question, ce serait Diana. Il voudrait qu’elle se fasse passer pour ta copine. — Ah." Un temps. " Ah ben là, c’est totalement différent." Il sourit. "D’accord !" Diana manque de s’étouffer. " Pardon ?! — Tu pouvais pas le dire plus tôt ?" Il se tourne vers elle, faussement charmant. "Alors, chérie… on part quand en week-end pour que je te présente à papa ?" Elle lui lance un regard noir. " T’es sérieux ? Tu m’as prise pour qui ? Ton escort de luxe ? — Pour une amie dévouée et incroyablement élégante." Il s’enthousiasme. " Franchement, à trois, ça peut être drôle ! — Drôle ? Ce sera d’un ennui mortel. Et je croyais que tu voulais pas y aller. — Seul, non. Je me serais senti comme un extraterrestre au milieu de tous ses bourgeois." Il hausse les épaules. " Mais avec vous deux… franchement, ça change tout. — Désolée, mais je ne me ferai pas passer pour ta copine devant William. C’est hyper malaisant." William ouvre calmement sa canette. " Moi, je trouve ça plutôt drôle." Il sourit. "Et maladroit, certes… mais je pense qu’il veut surtout qu’Alex fasse bonne impression. Ses amis sont très haut placés. — Oui, il m’a parlé de sa clique… pour la carrière, soi-disant. — Et il veut aussi te présenter à sa famille. Sa femme, sa mère, sa belle-mère…" Alex passe un bras autour des épaules de Diana, beaucoup trop à l’aise. " Allez… ce sera chiant, mais il a une piscine." Il insiste. Un vrai week-end, quoi. " Pourquoi il a pas demandé à William d’être ton copain ? — Parce que Will est moins sexy que toi." Il sourit, provocateur. " Et puis t’es pile à ma taille. Lui, il est trop grand, j’aime pas. — Vous êtes vraiment pénibles tous les deux… Et de toute façon, j’ai rien à me mettre pour ce genre de soirée." William sourit aussitôt. " Il y a une boutique pas loin qui fait de très belles robes. — Je ne vais certainement pas dépenser de l’argent pour un plan aussi stupide. Et j’ai pas dit oui. On ne m’achète pas avec une piscine. — Il a sûrement une immense bibliothèque," ajoute Alex, faussement innocent. " N’y pense même pas." Blake échange un regard avec son cousin. Pas besoin de mots : ils pensent la même chose. L’idée est tordue. Vraiment. Mais mettre un pied dans la maison du commissaire… ça pourrait être utile. Très utile. Daniel avait aussi fortement insisté.. En effet, le commissaire comptait en profiter pour leur revéler son secret... Il avait donc demandé à son frere de pousser les deux hommes à accepter. Le commandant espere que tout se passera bien.. Alex ajoute, plus serieux : " J’ai l’impression que je suis juste un prétexte, " finit par dire Alex. "À mon avis, c’est plutôt toi, Will, qu’il veut présenter à ses amis." Il sourit. " Mais bon… on pourrait en profiter pour apprendre à se connaître un peu plus, non ? Qui sait ?" Il se tourne vers Diana. " toi et moi, on ferait un beau couple, non ?" Elle rougit aussitôt. " Sinon, " ajoute-t-elle pour se défendre, " tu pourrais aussi te trouver une copine. Une que tu garderais plus d’une nuit. — La vie de couple, très peu pour moi. Ça m’ennuie. — Hum…" À la fin de ce déjeuner improvisé, William entraîne Diana dans les petites rues du centre-ville. Elle se sent toujours plus calme à son bras. Et, il faut bien l’avouer, un peu fière aussi. Son allure nonchalante et ses yeux clairs attirent les regards. Ils s’arrêtent devant une boutique. William fixe une robe qu’il avait repérée depuis quelque temps déjà. Satinée, vert foncé, dos nu. " Elle t’irait bien. — On ne m’achète pas avec une robe non plus, William Blake. — Je sais." Il sourit doucement. " Mais au fond… je crois qu’Alex aimerait vraiment y aller. Il fait le dur, mais… — Et toi, tu acceptes que je fasse semblant de te tromper avec ton meilleur ami ? — Il ne t’a pas demandé de coucher avec lui. — Pourquoi j’ai l’impression que tu cherches absolument à me convaincre ? Ne me dis pas que c’est uniquement pour Alex. J’ai vu vos regards." William reste impassible, même si intérieurement il lutte pour ne pas tout lui dire. " C’est pour Alex… mais un peu pour moi aussi. Il y aura des gens importants. — Je croyais que ta carrière n’était pas ta priorité. — Elle ne passera jamais avant ma vie personnelle." Il hésite. "Mais… être capitaine, un jour, ça ne me déplairait pas." Elle baisse les yeux. " J’ai l’impression d’être utilisée comme un faire-valoir. C’est humiliant. — Le commissaire ne te veut pas juste parce que tu es jolie. Il veut qu’Alex soit vu avec une femme intelligente, capable de tenir une conversation. — Oui… il me l’a dit. — Réfléchis. Vois ça comme une petite contrepartie pour un week-end entre amis." Il l’embrasse tendrement. Ça lui coûte de lui cacher cette mission officieuse qui plane autour du commissaire. Il n’est pas sûr que Victor soit un agent double. Il n’en est même pas convaincu. Mais quelque chose cloche, et il veut comprendre. Ce que Victor ignore, en revanche, c’est l’avantage que William a sous la main : Diana remarque ce que les autres ne voient pas. Personne ne se méfie de la candide rouquine. Il compte sur elle pour observer, ressentir, noter des détails qui lui échapperaient. Un pari risqué. Mais s’il la met dans la confidence, elle serait en danger. Et ça, il s’y refuse. Ils flânent encore un moment, puis elle le raccompagne jusqu’au commissariat avant de rentrer. Alex doit la rejoindre plus tard. William la regarde s’éloigner, l’esprit encore plein de doutes. Il ne sait pas ce que cache réellement le commissaire… mais il est certain d’une chose : si quelque chose cloche, Diana le verra. Diana arrive avant le jeune homme. Elle s’affale sur le canapé et lance son replay. La matinée l’a vidée. Tout se mélange dans sa tête : Madame Lamagat, le commissaire, le comportement étrange de William et d’Alex. Elle est persuadée que quelque chose cloche… mais quoi ? Sa bénéficiaire est-elle vraiment morte dans un simple crime passionnel ? Les pensées se brouillent, la série continue de défiler, et elle finit par s’assoupir. Alex hésite un instant. Verre d’eau ? Cri guerrier ? Il sourit et opte pour la méthode douce. Il lui tapote l’épaule. " Didi ?" Un gémissement lui répond. " Cinq minutes… — Debout, marmotte. Allez, motivation ! — Je suis fatiguée… on peut pas remettre ça ? — Non. Plus vite tu sauras te défendre, mieux ce sera. Allez, lève-toi, je t’attends dehors." Elle soupire, mais se redresse. En quelques secondes, elle troque sa robe contre une tenue de sport et le rejoint dans le jardin. " T’es obligé de toujours te mettre à moitié nu ? Tes abdos sont trop parfaits, ça me déprime… — T’inquiète, on va muscler les tiens." Il sourit. " On va commencer par le mental. Tu stresses trop vite. — Mouais… — Assieds-toi. Tu vas suivre une méditation sans te laisser perturber." Elle s’installe, écoute la voix qui sort du téléphone et tente de se concentrer… malgré les petits cailloux qu’Alex lui lance. Elle souffle, agacée, mais tient bon. Il sait très bien ce qui la déstabilise : les bruits de bouche, les chuchotements près de l’oreille. Il n’y a que William qui ait le droit de s’en approcher. Quand Alex fait claquer sa langue, elle manque de lui en coller une. " Stop ! d’accord, on passe à autre chose." Il lui montre alors quelques gestes simples d’autodéfense, les points sensibles. " Allez, frappe-moi. — T’es sûr ? — Vas-y. — Tu te plaindras pas…" Elle lui décoche un coup de poing de toutes ses forces dans le ventre. Alex ne bouge pas. Diana, en revanche, pousse un petit cri. " Aïe ! Bon sang, t’as du béton à la place des muscles ! — C’est tout ce que t’as ? J’ai rien senti. — Moi si… — Manque de stabilité." Il se place. " Essaie de me faire tomber. Comme je t’ai montré, derrière les genoux." Il continue jusqu’à ce qu’elle y arrive enfin. Essoufflée mais fière, elle s’assoit à côté de lui. " En fait, c’est pas si compliqué… mais je sais pas si j’oserais en vrai. — Tu réfléchis trop. Faut agir à l’instinct. — J’espère ne jamais en avoir besoin… mais merci. — On continuera une autre fois. Pour aujourd’hui, ça suffit. — Tant mieux. J’espère que William rentrera tôt, on a un barbecue à préparer. — Parfait, j’ai ramené de la viande. — Et rhabille-toi un peu…" Il sourit. " T’as réfléchi pour l’invitation de mon géniteur ? — Pas vraiment. Toi, t’as vraiment envie d’y aller ? — Ça ne m’engage à rien. — Il veut quand même te reconnaître comme son fils. — Oralement seulement. Ça vaut pas grand-chose. — J’ai pas envie que tu te sentes redevable. — Tu penses qu’il cache quelque chose ? — J’ai juste l’impression qu’il essaie de te manipuler. — T’inquiète. Je te l’ai dit, je pense que c’est surtout William qu’il veut impressionner." Il hausse les épaules. "Et si j’ai mes deux meilleurs amis avec moi, ça m’aidera peut-être à y voir clair." Elle le fixe, puis soupire. " Ne me fais pas ce regard… d’accord. Mais je ne lui dirai pas tout de suite. — Tu aimes te faire désirer." Elle lui tire la langue avant d’aller chercher le barbecue et le charbon à la cave. " Tu comptes l’allumer comment, ton truc ? — En le chauffant… — Y a pas que lui que tu vas allumer. — On n’est pas ensemble, je te signale. — J’ai hâte… Il t’a demandé de tenir le rôle la nuit aussi ? — Dans tes rêves. Va plutôt t’occuper des brochettes. Enfin… si tu sais faire. William a préparé la marinade. — Moi, quand il s’agit d’enfiler—" Elle lui tape derrière la tête, mais sourit. Son humour lourdingue l’avait agacée au début. Maintenant, elle y était presque habituée. Elle allume les braises, surveille la fumée pour ne pas gêner les voisins, puis va vérifier l’avancée des brochettes. Tout est prêt quand William arrive, surpris. " Eh bien… moi qui pensais retrouver la maison en feu. Vous vous entraînez déjà à la vie de couple ?" Diana lève les yeux au ciel. " Je sens que je vais en entendre parler longtemps…" Quelques jours plus tard, l’assistante de vie reprend enfin le travail. Cette fois, Diana espère vraiment que tout se passera normalement. Elle sonne chez Monsieur Bonnette. Guillaume lui ouvre, visiblement content de la revoir. " Salut… déjà de retour ? — Bonjour. « Déjà », c’est vite dit, ça m’a semblé interminable." Tendant le sweat. "Voilà, au fait. Je n’ai pas osé le faire passer par William… et quand tu es venu me surveiller, il était déjà dans la machine. — Aucun souci. Mon père voudrait trier quelques affaires aujourd’hui. Sinon, comme d’habitude. — D’accord." Ils se souhaitent une bonne journée et Guillaume part travailler. Monsieur Bonnette, lui, semble ravi. " Ah, vous voilà revenue. Mon fils m’a expliqué vite fait… Quelle histoire. Vous allez mieux ? — Oui, merci. C’était juste un mauvais moment." Puis, hésitante. "Vous connaissiez Madame Lamagat ? — Pas vraiment. Mais elle avait l’air gentille." Diana hoche la tête. " Vous vouliez trier des affaires ? — Oui… Des cartons sur l’étagère de ma chambre. Je ne me souviens plus de ce qu’il y a dedans." Elle attrape une chaise, descend les boîtes poussiéreuses et les pose sur le lit. Monsieur Bonnette approche son fauteuil et ouvre la première. " Mes médailles… pour avoir sauvé le préfet de l’époque. Il est ministre maintenant, vous savez. — Impressionnant… L’uniforme vous allait bien. — Ça, c’était mes galons." Il désigne l’autre boîte. " Et là-dedans ? il y a quoi ? je ne me souviens plus.. — Des photos." Elle lui tend le paquet. Il sourit aussitôt. " Guillaume à la maternité… Ah, là, il devait avoir trois ans." Diana jette un œil. Elle se fige une fraction de seconde. Ce visage d’enfant… cette expression… Elle pense à William au même âge. Elle ramasse une autre photo. Une femme. Son cœur rate un battement. " Et elle… c’est votre épouse aussi ?" Une lueur étrange, presque douloureuse, traverse le regard de Monsieur Bonnette. " Oh non… elle, c’est Bea." Il sourit tristement. "Mon premier amour. On n’oublie jamais le premier." Bea. Natacha lui souffle : " C'était pas Beatrice, la mère de Will ?" Diana se racle la gorge. " Vous êtes restés en contact ? — Non. Elle est partie un jour, sans prévenir. Nous nous connaissions depuis l’enfance… primaire, collège… puis on s’est perdus de vue. Quand je l’ai revue, j’étais déjà avec la mère de Guillaume. Je croyais que Bea n’était qu’un souvenir… mais dès que j’ai croisé son regard…" Il s’interrompt. " Nous étions amants. J’allais quitter ma femme. Et ce jour-là… elle m’a annoncé qu’elle était enceinte. — Elle ? — Oui. Mais pas de Guillaume." Il baisse les yeux. "Une fille. Elle n’a pas survécu à la naissance." Diana sent un frisson lui parcourir l’échine. " Quand Bea a appris que ma femme attendait un enfant, nous nous sommes disputés. Elle est partie. Je ne l’ai jamais revue. Sa mère doit pourtant encore vivre dans le coin… — Elle… elle n’est pas partie à l’étranger ? — En Angleterre, je crois. Elle était anglaise par sa mère." Oh, merde. Sa conciensce soupire : " tu l'as dit.." La pensée s’impose avec violence. La sonnerie de l’interphone retentit, la sauvant de justesse. " Je… je vais voir qui c’est. Vous me direz où ranger les cartons ?" Elle quitte la chambre, le cœur battant. " Police, lieutenant Blake. J’aimerais parler à Monsieur Bonnet. — Heu… oui…" Elle blêmit. " William ? — Diana ? — J’ouvre, lieutenant… c’est à l’étage." Pourvu qu’il ne voie pas les photos. Elle aide rapidement Monsieur Bonnette à s’installer au salon. " C’est la police… le lieutenant Blake. — Oh, « votre » lieutenant ?" Il cligne de l’œil. "Je ferai comme si je n’étais pas au courant. — Il a l’air froid au premier abord… mais c’est un bon policier." Elle n’a même pas le temps de souffler que William frappe à la porte. Elle ouvre, trop vite, sourire forcé. " Oh… William. Toi ici ? Ça va ? — Ben oui…" Il fronce les sourcils. "Et toi ? T’as l’air bizarre. — Pas du tout ! Monsieur Bonnette est au salon. Ha ha. Il n’allait pas t’attendre dans sa chambre quand même…" Elle bafouille. Trop. William la scrute. " Tu nous laisses entrer ?" Dans le salon, l’entretien commence. Diana s’éclipse sous prétexte de refaire le lit. Elle retourne dans la chambre, le souffle court, et range fébrilement les photos. Elle en prend deux en photo avec son téléphone, les glisse sous le lit. Elle écrit à Alex. "URGENT. Faut qu’on se voie. - Un souci ? - Je sais pas. Ça concerne William. Efface ces messages. - T’es bizarre… ce soir chez toi ? - Efface. Et pas un mot à Will. Promis ? - Promis. - Tu me le jures ? - Sur la tête de Kelly." Elle repose son téléphone, tremblante. Dans l’ascenseur, plus tard, elle sent le regard bleu de William sur elle. Insistant. Inquiet. " Ça va ? La reprise s’est bien passée ? — Oui… oui. Je suis juste un peu stressée. — D’accord. Je rentrerai tard. — Oui… tant mieux… enfin… pas tant mieux… mais j’ai la flemme de faire à manger…" Il sourit doucement. " Repose-toi, darling." Elle file sans l’embrasser. William reste perplexe. Ce soir-là, Alex arrive pile à l’heure. Diana l’attend dans sa chambre, vapoteuse à la main, les yeux brillants d’angoisse. " Alex… je crois que j’ai trouvé le père de William." Il rit… puis s’arrête net en voyant son regard. " Attends… t’es sérieuse ? — Monsieur Bonnette. Avant Guillaume, il a aimé une femme. Bea. À moitié anglaise." Il pâlit. " Il ne se souvient plus qu’elle était enceinte. À cause de ses AVC." Alex s’assoit lentement. " p****n…" Il souffle. " Didi… si t’as raison… c’est énorme. — J’ai peur. Et s’il ne savait pas ? Et si sa mère lui a caché toute sa vie ?" Alex la prend dans ses bras. " Doucement. Pour l’instant, ce ne sont que des indices. Mais… oui." Il hésite. " Ça colle trop pour être ignoré." Un bruit de voiture. Diana se crispe. " William ! Tu dis rien. Je t’en supplie." Alex hoche la tête. Quand William entre, la tension est palpable. " Alex ? Je savais pas que tu passais. — Pas prévu. — Vous parliez de quoi ?" Diana se force à sourire, trop vite. " J’apprenais à Alex les bonnes manières pour le dîner chez son père." William arque un sourcil, amusé. " Sérieux ? J’aurais aimé voir ça. — Une autre fois. Il allait partir." Alex se lève. " Ouais. C’est fatigant, vos trucs de bourges…" Il sort. Diana reste figée. Elle sait maintenant. Et elle sait surtout que, quoi qu’il arrive, plus rien ne sera jamais simple.
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