XIVCorentin et le démon du jeu. * Nous avions sillonné la ville en tous sens, arrêtant les passants et interrogeant les commerçants. Chacun était parti de son côté et nous avions décidé de nous réunir en fin de journée pour confronter le résultat de nos recherches. Tous les commerçants connaissaient Corentin le sacristain, sa silhouette ronde et claudicante, balançant la tête. Les jours de marché, il passait d’un magasin à l’autre, discutait avec tous les marchands et leurs clients, jovial, inoffensif et apprécié de tous. On lui connaissait une forte addiction aux jeux de hasard, particulièrement aux tickets à gratter. Il y laissait une bonne partie de sa pension de retraite. Quand il avait de l’argent, il achetait toute une b***e de tickets, engageait une forte somme qu’évidemment il ne

