Elowen
L'endroit était presque désert, une ambiance froide et aseptisée, comme une pause dans ce monde bruyant. Je me précipitai dans un des cabines, soufflant un instant, avant de commencer à me libérer de la pression qui montait en moi. J’étais seule, et j'appréciais la solitude temporaire, loin des regards, loin de tout.
Mais alors que je terminais, la porte des toilettes s’ouvrit brusquement. Je tournai la tête et je la vis.
Une jeune femme aux cheveux roux, longs et en cascade, qui entra sans un mot, une aura étrange autour d’elle, comme si elle ne faisait pas partie de ce lieu. Elle me regarda, une intensité glaciale dans ses yeux, comme si elle me scrutait, comme si elle me mesurait.
Je fis un pas en arrière, mes mains tremblant légèrement, et, dans ma précipitation, je me cognai contre elle. Un bruit sourd résonna dans la pièce, et je paniquai. Je m’excusai immédiatement gênée par le contact brusque.
___ Je suis désolée. murmurais-je, levant les yeux vers elle.
Mais elle ne répondit pas. Elle me fixa, ses yeux d’un vert presque translucide se plongeant dans les miens avec une froideur inhumaine. Un frisson parcourut mon échine, une peur instinctive qui naquit en moi. Je ne comprenais pas pourquoi, mais quelque chose dans son regard me glaça le sang.
Elle ne bougea pas, ne dit rien. Elle semblait…dangereuse, comme si elle était prête à me faire du mal, à me réduire en miettes d’un simple geste. J’avais l’impression qu’elle voulait me tuer sur place.
Je m’écartai lentement, mes mains tremblantes posées contre le lavabo, cherchant à retrouver mon calme. Elle tourna les talons sans un mot, sans même un regard supplémentaire, et sortit aussi brusquement qu’elle était entrée, me laissant seule dans la pièce.
Je la suivis des yeux, mais elle disparut aussi vite qu’un mirage, et je restai là, encore sous le choc, avec la sensation qu’un danger imminent me menaçait. Pourquoi m’était-elle apparue de cette manière ?
Je finis rapidement ce que j’avais à faire, me lavant les mains avant de m’asperger le visage d’eau froide, dans l’espoir de chasser cette terrible sensation de malaise. Mais rien ne semblait suffire. Cette femme, son regard…
Alors que je me regardais dans le miroir, essayant de reprendre le contrôle de mes émotions, mon téléphone vibra dans mon sac. Un message.
Je pris l’appareil, la main tremblante, et ouvris la notification. Un frisson glacé me traversa le corps lorsque je vis la photo.
C'’était une photo de moi et de Mia, prise en plein centre commercial, moment volé. Mais ce qui me fit hurler intérieurement, ce qui me fit pâlir instantanément, c’était la tâche rouge qui défigurait mon visage, une tâche macabre. Et en dessous, il y avait un mot, écrit en lettres rouges, "Meurt !"
Je restai figée, incapable de bouger, de respirer.
_____ Non…murmurais-je, mes mains tremblant au point que je faillis faire tomber le téléphone.
Cette personne, elle savait où je suis.
Je sentis la panique m’envahir, mes jambes se dérobant sous moi. Je n’étais plus en sécurité. Ce sentiment de terreur me submergea, et je savais qu’il était trop tard pour ignorer la menace. Elle était là, réelle, prête à frapper.
Je composai rapidement le numéro de Kaelen, mon cœur battant à tout rompre. La sonnerie résonna dans mes oreilles, de plus en plus forte, de plus en plus désespérée. Quand il décrocha, sa voix grave, autoritaire, résonna immédiatement.
____ Elowen ? Sa voix était comme une ancre, me ramenant à la réalité. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je ne pouvais plus retenir mes larmes.
_____ Kaelen… je… je suis… je suis dans les toilettes du centre commercial. j’ai reçu ce message… une photo de moi et de Mia, avec une menace, avec ce mot…
Je n’arrivais pas à respirer correctement, la panique m’étouffant.
___ Je vais mourir Kaelen....je vais....mourir.
Il ne répondit pas immédiatement, mais je savais qu’il était en train de réfléchir, de calculer. Puis, d’une voix froide et tranchante, il répondit :
___ Reste où tu es, Elowen. Je suis en route. Ne bouge pas d’un pouce.
Je n'eus même pas le temps de répondre. Il avait raccroché. Et je savais que, comme toujours, Kaelen ne laisserait personne me faire du mal. Il n’allait pas me laisser seule, surtout après ce message.
Kaelen
Je n'avais pas besoin d'attendre une seconde de plus. Elowen était en danger, et le reste du monde pouvait aller se faire foutre. Elle m’avait appelé, m’avait demandé de venir la chercher. Et ce n’était pas une simple demande. C’était un cri de détresse, un appel à l’aide qui me transperçait le cœur. Si elle souffrait, alors c'était ma faute. Je n'aurais jamais dû la laisser sortir.
Je traversai le centre commercial à grandes enjambées, ignorant les regards curieux , interrogateur et surpris des passants. Rien d’autre n’existait pour moi, rien d’autre que Elowen. Chaque pas me rapprochait d’elle, et je pouvais presque sentir son parfum, cette douceur fragile, mais aussi cette peur qui m’envahissait en même temps que la mienne. Elle avait peur. Et je n’avais pas supporté cette idée.
Quand j’arrivai enfin devant les toilettes, mon regard se porta immédiatement sur elle, même avant que je ne pousse la porte. Elle était là, adossée au lavabo, ses mains tremblantes posées sur le marbre froid, sa tête baissée comme si elle essayait de se cacher du monde. Mais je voyais tout, je voyais l’angoisse dans ses yeux, l’effroi qui l’envahissait.
Elle ne m’avait pas encore vu. Elle était perdue, détournée de tout comme si une partie d’elle s’était échappée dans un autre monde, un endroit où elle n’était pas en sécurité.
Je m’approchai doucement, sans faire de bruit, comme pour ne pas la brusquer. Elle semblait fragile, trop fragile pour le monde dans lequel elle se trouvait. Trop fragile pour moi, même si je savais qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour me bouleverser.
____ Elowen. soufflai-je doucement, mon ton bas, mais autoritaire. Regarde-moi, ma jolie. Respire.
Elle tourna lentement la tête, ses yeux noyés dans une mer de confusion et de peur. Elle ne me reconnaissait même plus. Ma p'tite fleur semblait…perdue, comme une âme errante dans une tempête de ténèbres.
____ Kaelen… murmura-t-elle faiblement, presque comme un souffle. Son nom, prononcé par ses lèvres tremblantes, me brisa. Kaelen, je… je suis…
Je n’eus pas le temps de la laisser finir. Je l’attrapai, mes bras la ceinturant dans une étreinte solide, mais douce, aussi ferme que je pouvais tout en essayant de ne pas lui faire mal.
____ Tu n’es pas seule, Elowen. Tu n’as rien à craindre. Je la serrai contre moi, l’entourant de toute la chaleur de mon corps, de toute la force que je pouvais lui offrir. Je suis là. Je ne vais pas te laisser.
Elle se laissa faire, ses mains cherchant à s’accrocher à moi. Elle tremblait, son corps tout entier secoué par des spasmes nerveux, et je savais que ce n'était pas simplement de la peur. C'était l'angoisse, l’incertitude, la terreur pure de ne pas savoir ce qui allait lui arriver. Elle avait reçu des menaces, des messages qui la hantaient, et je savais que ça n'était pas fini.
____ Shhh, calme-toi. murmurais-je contre son oreille, l’embrassant doucement sur le crâne, cherchant à lui transmettre toute la sérénité que je n'avais même pas. Mais je devais faire semblant, au moins pour elle. Je devais être son roc.
Je la pris dans mes bras comme un enfant, la soulevant sans effort, la serrant contre moi. Elle était légère, mais sa fragilité me déchirait. Elle était tout pour moi, et voir la peur briller dans ses yeux me rendait fou. Mais je ne pouvais pas montrer ma colère. Pas maintenant. Pas quand elle avait besoin de moi.
Je traversai les couloirs du centre commercial, sans me soucier de qui me regardait. Je n'étais qu'un homme enragé, un homme prêt à tout pour protéger ce qui m’appartenait. Ma p'tite fleur m’appartenait. Et personne, personne ne la toucherait.
Je la déposai dans le siège passager de ma voiture, prenant soin de la sécuriser avant de me glisser derrière le volant. Elle ne disait rien, mais je sentais ses yeux sur moi, une partie d’elle me cherchant encore, me testant, comme si elle avait besoin de savoir que tout allait bien.
____Tu vas bien, ma jolie. Tout va aller bien. murmurais-je, essayant de la rassurer, même si je n’étais pas sûr de ce que je disais. Je ne savais pas si tout allait bien. Tout était si incertain, si dangereux. Mais je ne pouvais pas lui dire ça. Elle avait besoin de croire que tout allait bien.
Je démarrai la voiture, mes mains serrant le volant avec une force presque douloureuse. Je devais la sortir d’ici. Je devais la protéger de tout ça. Mais je savais que ce n’était pas aussi simple. La menace qui pesait sur elle n’était pas un simple accident. Elle avait été ciblée, et cela m’inquiétait plus que je ne voulais l’admettre.
C'est alors que je vis, Mia.
Elle se tenait là, au milieu du parking, les bras croisés, un regard furieux sur le visage. Elle m’avait forcément arriver avec Elowen, et je pouvais lire dans ses yeux ce mélange de rage et d’agacement.
____ Qu’est-ce que tu fais ici ? me lança Mia, son ton acerbe. C'est une journée entre fille
Je la fixai, un éclair de colère me traversant. Elle ne comprenait pas. Elle n’avait aucune idée de ce qui venait de se passer.
______ Qu’est-ce que je fais ici ? répétais-je d’une voix tranchante. Tu vois bien ce que je fais ici, Mia. Elowen est en danger. Elle vient de subir une crise d’angoisse à cause d'un menace qu'elle vient de recevoir. Tu crois que je vais la laisser se promener seule dans cet endroit, sous la menace d’un c*****d qui veut la tuer ?
Je sentais la colère monter en moi, une colère froide, calculée, mais aussi incontrôlable. Mia n’avait aucune idée de ce que c’était que de protéger quelqu’un qu'on aime plus que tout. Elle ne savait pas ce que ça faisait de voir la personne qu'on aime dans un état de vulnérabilité, de la voir perdre pied. Elle n’avait pas vu le messages, les menaces. Elle n’avait pas vu l’horreur qui se cachait derrière ce visage serein qu’elle aimait afficher.
___ Je n’aurais pas dû la laisser sortir. dis-je, mes mots durcis par la frustration. Je savais que la laisser sortir n'était pas une très bonne idée.
Narrateur
La voiture roula en silence, Kaelen concentré sur la route, ses yeux fixés sur l’horizon, mais son esprit était ailleurs. Il pensait à Elowen. Elle avait l’air si fragile, si égarée, et il détestait ça. Elle n’était pas censée être vulnérable. Pas sous son toit.
Il arriva à la maison en quelques minutes, le moteur de la voiture s’arrêtant dans l’allée. Il tourna la clé, ouvrit la porte pour sortir, et alla directement vers la porte d’entrée. Elowen le suivait en silence, presque comme un fantôme.
_____ Viens, ma jolie. dit-il doucement, mais fermement. Je vais te préparer une tisane.
Il savait que cela l’aiderait. Elle en avait besoin. Chaque fois qu’elle traversait une crise d'angoisse, c’était le seul remède qui semblait fonctionner, même si cela n’allait pas tout régler. Mais il le ferait pour elle. Tout pour elle.
Il se dirigea vers la cuisine, prenant l'habitude de préparer la tisane à la camomille, ce petit rituel qui c'était instauré dans sa vie. Il savait que ça l'apaisait, que ça lui permettait de reprendre pied. Il l’aimaient tous les deux, mais il y avait quelque chose de spécial dans ces moments-là.
Pendant qu'il préparait la tisane, Elowen s'assit à la table, les mains toujours tremblantes. Elle n’avait pas encore parlé, mais ses yeux étaient remplis de quelque chose qu’il connaissait bien : la peur. Elle vivait avec ça, comme un poison invisible qui rongeait son âme, un poison qu’il ne pouvait pas totalement éradiquer.
Il lui tendit la tasse, ses yeux cherchant les siens.
____ Tiens, mon amour dit-il doucement. Tu en as besoin. Ça va t’aider, tu verras.
Elle prit la tasse, mais son regard restait dans le vide, comme si une partie d’elle n’était pas là. Elle était perdue dans ses pensées, dans ses craintes, dans ce qu’elle n’arrivait pas à exprimer.
Après qu’Elowen eut bu la tisane, Kaelen la guida doucement vers les escaliers.
____ Tu vas prendre un bain. dit-il. Ça t’aidera à te détendre.
Il la conduisit dans la chambre, s'assurant qu'elle était installée confortablement avant de la laisser. Il savait qu’elle avait besoin de temps. Elle avait besoin de se retrouver. Mais il ne pouvait pas la laisser seule trop longtemps. Pas après ce qu'elle avait vécu, pas après tout ce qu'elle avait enduré.
Il ferma la porte derrière lui, et se laissa tomber contre le mur, épuisé par l'angoisse qui le dévorait. Il se demandait combien de temps encore il pourrait la protéger. Combien de temps encore avant que les fantômes de son passé ne la rattrapent.
Elowen
La chaleur de l’eau m’enveloppait, mais cela ne suffisait pas à apaiser l’agitation dans ma tête. Les menaces. Les messages. Tout ce qui se passait autour de moi. Et surtout, l’angoisse qui me rongeait à chaque instant. Je n’arrivais plus à comprendre ce qui était réel et ce qui ne l’était pas.
Est-ce que c’était lui ? Est-ce que c’était mon père qui me cherchait encore ? Peut-être qu'il m'avait retrouvée. Peut-être qu’il voulait se venger, parce que j’avais fui. Parce que j’avais échappé à l’enfer qu’il m’avait fait vivre.
Je fermai les yeux sous l’eau chaude, essayant de me concentrer sur ma respiration. Mais un bruit me fit sursauter. Un craquement, suivi de pas légers, presque imperceptibles. C’était Kaelen, n’est-ce pas ? Il venait vérifier si j’allais bien, comme d’habitude.
Je l’appelai doucement, mais il n’y eut aucune réponse. Je me redressai, frissonnant. C’était peut-être dans ma tête. Peut-être que je devenais folle.
Je terminai mon bain rapidement, l’eau se refroidissant autour de moi. Je m’enroulai dans une serviette et sortis de la douche, une étrange sensation m'envahissant. Il y avait quelque chose d’inhabituel dans l’air. Quelque chose que je n’arrivais pas à identifier.
La porte du balcon était grande ouverte. Pourquoi ? Je n'avais pas vu cela en entrant tout à l'heure, et pourtant, maintenant, cela me perturbait. Pourquoi était-elle ouverte ?
Je m'approchai lentement, un frisson me traversant. Il y avait quelque chose de lourd dans l’air, une tension invisible qui me serrait la gorge. Tout semblait être en place, mais tout était pourtant décalé. Comme si quelque chose m’échappait. Quelque chose de terrible.
Mon regard se posa sur le lit. Là, posé au centre, une boîte rouge. Un cadeau. L’idée me traversa l’esprit qu’il s’agissait peut-être d’un geste réconfortant de Kaelen, une petite attention pour alléger la journée, pour me faire sourire après ce qui s’était passé. Mais au fond de moi, un malaise persistait. Quelque chose n’allait pas.
Je me dirigeai lentement vers le lit, mes jambes lourdes, comme si l’air était devenu plus épais à chaque pas. Pourquoi cette boîte ? Pourquoi maintenant ?
Je m’arrêtai juste devant, me penchant légèrement pour l’observer de plus près. Le ruban était parfaitement noué, une touche soignée, mais l'odeur qui émanait de la pièce semblait... différente. Un parfum métallique, un souffle d’air glacé me fit frissonner alors que je m’apprêtais à l’ouvrir. Ce n’était pas normal.
Je laissai mes doigts frôler le ruban, hésitante. Qu’est-ce qui m’attendait à l’intérieur ? Mon cœur battait plus fort, chaque battement résonnant dans mes oreilles comme une cloche de danger. La pièce semblait se refermer autour de moi, et je n’avais qu’une envie : reculer, fuir cette sensation d’oppression. Mais mes mains tremblaient, je n’arrivais pas à m’arrêter, comme si un fil invisible me forçait à continuer.
Je défaisais lentement le ruban, chaque mouvement semblait amplifié, comme si le temps s’étirait, se suspendait dans un silence lourd. Le bruit du tissu qui se dénouait semblait résonner dans toute la pièce, amplifié par la tension qui m’envahissait. Ma respiration était devenue irrégulière, chaque inspiration plus difficile que la précédente. C’était trop...C’était trop étrange.
Un dernier mouvement. Le ruban se détacha enfin, et je soulevai doucement le couvercle de la boîte. Le cœur battant à tout rompre, je fis une pause, une fraction de seconde, juste avant de découvrir ce qui se cachait à l’intérieur. Je ne voulais pas regarder. Je voulais fuir.
Mais je n'avais plus le choix.
Je soulevai lentement le couvercle, le silence était assourdissant. Mon esprit hurlait de terreur, mais mes mains étaient fixes, comme figées, incapables de se détacher de la boîte. Le temps semblait se suspendre, tout devenait flou autour de moi. Je ne pouvais plus respirer.
Et puis, je vis.
Une tête.
Une tête coupée, baignant dans le sang, les yeux grands ouverts, fixant le vide. Mon père. Sa peau pâle, marbrée par la décomposition, sa mâchoire ouverte dans une expression de souffrance figée. Ses yeux, terrifiants dans leur vacuité, semblaient me regarder, me fixer, comme s’il voulait me parler, me dire quelque chose, même après la mort. Mais il n’y avait rien à dire. Rien d’autre que cette haine infinie qui semblait émaner de lui, même dans l’agonie de la mort.
Je reculais brusquement, mon cœur battant à tout rompre, une vague de panique m’envahissant. Non, non, non. C’était impossible. Mais c’était là, devant moi. Le sang s'était répandu, créant une petite flaque autour de la tête, une mare de rouge qui semblait bouillonner, comme si le corps refusait de se laisser mourir. L'odeur me prit à la gorge, forte, métallique, une odeur de mort qui me fit suffoquer.
Je ne pouvais pas bouger. Le monde autour de moi se fissura, se décomposa. Mon père, cet homme qui m’avait détruite, me haïssait même après la mort. Il voulait me faire souffrir encore.
Je reculai d’un pas, puis deux, mais mes jambes ne me soutenaient plus. Je tombai à genoux, le cri bloqué dans ma gorge, incapable de faire sortir ce qui me brûlait l’âme. Je n’arrivais plus à respirer. Mes mains se crispèrent sur mes bras comme pour me retenir, mais tout était trop, tout était trop lourd, trop terrifiant. Je me sentais perdre pied.
Je fermai les yeux, cherchant à me concentrer, à retrouver un peu de calme, mais la peur m'envahissait comme un monstre affamé, me rongeant de l'intérieur. Les images de la tête, du sang, de l'odeur de mort se déroulaient dans ma tête, se superposant aux souvenirs de mon passé. Mon corps tremblait de manière incontrôlable, ma respiration s’emballait. Je n’arrivais plus à respirer.
Je me recroquevillai sur moi-même, cherchant à me cacher de cette horreur, cette vision qui ne voulait pas me lâcher. Je hurlai, criant le nom de Kaelen à pleins poumons, espérant qu'il viendrait, qu'il me sauverait de l'enfer dans lequel je venais de m’enfoncer. Mais c'était trop tard je me suis évanouie.
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Coucou, en ce deux janvier, je vous présente en autre chapitre de mon roman. J'espère que vous l'avez aimez et que vous allez laisser des commentaires💬 et votes⭐
Bisou et on se dit à plus tard pour un prochain chapitre ❤