J'ai surpris Gérard, mon collègue sous-lieutenant, en lui racontant avec enthousiasme cette belle rencontre. Nous avons entrepris de préparer nos sections aux grandes manœuvres proches. Le jeudi je n'ai pas pu m'empêcher de lui montrer la lettre de déclaration enflammée postée le lundi matin par Laure. Spontanément le vendredi matin il m'a proposé d'assurer mon tour de permanence du week-end et m'a suggéré de demander une permission exceptionnelle de 48 heures. Le colonel m'a regardé avec un sourire entendu sans me demander de préciser le motif. Dégagé de toutes mes obligations, dépanné financièrement par l'ami Gérard, je prends la route avec le fol espoir de créer une heureuse surprise à Laure. Ce vif désir de la retrouver est la preuve qu'elle s'impose à moi. J'ai besoin d'elle, j'ai be

