Chapitre 30 - PUISQU’IL EST QUESTION DE BEL-ARGENT… Et, puisque nous parlons de ce sacripant si utilement employé par le destin à sauver la vertu et à démasquer le crime, voyons un peu ce qu’il devenait. Après sa halte contemplative devant le cabaret de la rue du Temple, Bel-Argent, affamé et assoiffé, s’était résolument dirigé vers l’hôtel Loraydan dans l’intention de rappeler à Brisard qu’une politesse en vaut une autre, c’est-à-dire dans l’intention de mettre ledit Brisard en demeure de le désaltérer. Ayant trouvé le portail de l’hôtel entr’ouvert, il se glissa dans la cour et aperçut Brisard qui, en toute conscience et de toute sa vigueur, s’appliquait à faire reluire un harnachement de cheval. Bel-Argent s’approcha et, tranquillement, demanda : – Alors, tu l’as vu ? Tu l’as vu so

