VIIIUn matin, au déjeuner, Janine annonça : – Il paraît que le propriétaire d’Archancy est arrivé. Mme Damplesmes, qui avait la physionomie tirée d’une personne fatiguée par l’insomnie, secoua sa visible préoccupation pour répliquer avec intérêt : – Ah ! vraiment ? Seul ? – Je l’ignore... Il a encore, paraît-il, acheté d’autres propriétés dans le pays... La Moulinerie, entre autres, où il projette d’établir un haras. – Peste, il va devenir le maître de toute la contrée, cet Anglais ! Mlle Trémont fera bien de se mettre aussitôt à la conquête d’un tel nabab ! C’était Lorenzo qui parlait ainsi, d’un ton moqueur. Janine se mit à rire. – Oh ! elle n’y manquera pas ! C’est qu’elle ne doute de rien, Camille, bien qu’elle n’ait eu jusqu’ici qu’insuccès dans ses tentatives pour décrocher u

