Elle agrémenta sa déclaration d’un solide coup de pied dans la cloison. Rien ne lui répondit sinon le bruit des bottes d’Adriano, plus faible à chaque instant. Quelques secondes plus tard, il fut remplacé par celui de sa moto, qui s’éloigna à grande vitesse. Giulia était désormais seule. Elle inspira profondément, et se força à expirer lentement pour faire refluer la rage qui l’habitait. Il ne lui servait à rien de continuer à hurler, elle allait perdre des forces, et Dieu savait si cette cahute contenait un pichet d’eau ou un quignon de pain. Elle devait penser à économiser son énergie. Une fois calmée, elle entreprit d’examiner du bout des doigts le mur qui lui faisait face. Ah ha ! lança-t-elle triomphalement lorsque ses mains dessinèrent le contour d’un interrupteur. Elle l’action

