Le salon de M me Ebsen ne pouvait en cela lui servir, composé de gens très simples, sans fortune ; aussi sa barbe en fourche ne s’y montrait-elle jamais longtemps. Birk donnait à entendre que le milieu n’était pas assez orthodoxe pour lui. Il est vrai que ces dames, fort tolérantes, s’occupaient assez peu de la religion des personnes qu’elles recevaient ; mais cela n’avait pas empêché M. Larsen de s’y rencontrer pendant des années avec le pasteur Aussandon. L’illustre doyen, pour venir chez ses voisines, n’avait qu’à traverser le petit jardin qui les séparait de son pavillon et où on le voyait, le sécateur à la main, courber sa longue taille sur ses rosiers, pendant que d’une fenêtre la petite et fougueuse M me Aussandon, le bonnet de travers, en bataille, surveillait son vieux grand homm

