16Presque quinze jours avaient passé depuis la disparition de Lucas. Ses parents appelaient le commissariat tous les jours, laissaient des messages désespérés, suppliant les policiers de leur ramener leur fils vivant. Ses camarades d’école avaient peu à peu retrouvé leur vie d’avant et comblé le creux douloureux de l’énigme dans les histoires de leur âge. Le petit visage semblait sombrer et s’éloigner, comme s’il n’y avait plus rien à attendre. L’espoir, avec les jours, s’envolait. Un jour peut-être, son cadavre referait surface sur les bords d’une rivière ; ou bien quelqu’un le retrouverait par hasard, au fond d’une forêt, sous d’épais feuillages. Tout semblait être dit. Tout avait été fouillé, perquisitionné, passé au peigne fin. Et le petit Rom, lui, était toujours fils de personne. Les

