26Le lendemain, on avait vérifié les alibis des « amis » de Pichon pour la soirée du 27 octobre. Tout collait, ou à peu près. Aucun ne correspondait au signalement de l’individu, notamment en ce qui concernait la pointure 46. Leur voiture était équipée de pneus différents de ceux dont on avait relevé les empreintes. Il restait cependant à identifier ce fameux « Claude ». La nuit avait porté conseil. Pichon avait décidé d’être plus causant avec la police. Il commença ainsi son récit dans le bureau de Le Goff : – J’étais au Falstaff, un soir. Ça remonte à quelques semaines, avant le gamin. Je buvais tout seul au bar et il s’est approché de moi. Il a commencé par payer sa tournée et puis on s’est mis à discuter de tout et de rien. On voyait bien qu’il n’était pas d’ici, il n’était pas habil

