28Les hommes de la brigade criminelle mirent la main sur « Bruno » le matin suivant la garde à vue de Besson, avec l’aide de celui-ci, en le cueillant au lever, dans la maison de Fontainebleau. Ils avaient simplement sonné à la porte et l’homme s’était présenté en caleçon à la grille. Ils n’avaient pas eu besoin de le menacer, la simplicité de son élément rendant impossible toute fuite décente. On lui avait aussitôt passé les menottes, en lui disant qu’il était arrêté dans le cadre d’une affaire de meurtre et qu’il était désormais considéré comme principal suspect. Le pauvre homme donna l’impression que le ciel venait de lui tomber sur la tête et les policiers se demandèrent s’ils assistaient à un grand numéro d’acteur ou bien s’ils étaient une fois de plus engagés sur une piste foireuse.

