VI-1

3157 Words

VIDeux jours après, le matin même où le père Fouan devait être enterré, Jean, las d’une nuit d’insomnie, s’éveilla très tard, dans la petite chambre qu’il occupait chez Lengaigne. Il n’était pas allé encore à Châteaudun, pour le procès, dont l’idée seule l’empêchait de quitter Rognes ; chaque soir, il remettait l’affaire au lendemain, hésitant davantage, à mesure que sa colère se calmait ; et c’était un dernier combat qui l’avait tenu éveillé, fiévreux, ne sachant quelle décision prendre. Ces Buteau ! des brutes meurtrières, des assassins, dont un honnête homme aurait dû faire couper la tête ! À la première nouvelle de la mort du vieux, il avait bien compris le mauvais coup. Les gredins, parbleu ! venaient de le griller vif, pour l’empêcher de causer. Françoise, Fouan : de tuer l’une, ça

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