VIDepuis deux jours, Jean était occupé dans les pièces que Hourdequin possédait près de Rognes, et où celui-ci avait fait installer une batteuse à vapeur, louée à un mécanicien de Châteaudun, qui la promenait de Bonneval à Cloyes. Avec sa voiture et ses deux chevaux, le garçon apportait les gerbes des meules environnantes, puis emportait le grain à la ferme ; tandis que la machine, soufflant du matin au soir, faisant voler au soleil une poussière blonde, emplissait le pays d’un ronflement énorme et continu. Jean, malade, se cassait la tête à chercher comment il pourrait bien ravoir Françoise. Il y avait déjà un mois qu’il l’avait tenue, justement là, dans ce blé que l’on battait ; et elle s’échappait sans cesse, peureuse. Il désespérait de jamais recommencer. C’était un désir croissant, u

